Six accusations contre Jonathan Bettez

Tôt mardi matin, Jonathan Bettez, 36 ans, a... (Francois Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Tôt mardi matin, Jonathan Bettez, 36 ans, a été emmené par des policiers de la Sûreté du Québec au palais de justice de Trois-Rivières pour sa comparution. Déjà, quelques badauds s'étaient réunis dans le stationnement pour l'insulter.

Francois Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Même s'il est considéré comme l'un des suspects principaux dans le dossier du meurtre de Cédrika Provencher, Jonathan Bettez doit répondre pour l'instant à des accusations en lien avec la possession et la distribution de pornographie juvénile.

L'individu, qui est âgé de 36 ans, a en effet été formellement accusé de six chefs d'accusation pour possession, distribution et avoir accédé à du matériel de pornographie juvénile entre le 4 novembre 2009 et le 30 septembre 2013. 

Lorsqu'il est apparu dans le box des accusés, le suspect n'a manifesté aucune émotion particulière, jetant tout au plus quelques coups d'oeil dans la salle d'audiences. Pour l'occasion, celle-ci était d'ailleurs bondée. 

Parmi les quelque soixante personnes, on comptait notamment les parents de Cédrika Provencher, sa soeur Mélissa, mais aussi les parents de Jonathan Bettez. Ce dernier a tout au plus esquissé un petit sourire en apercevant ses proches. Le reste de la salle d'audience, qui était sous haute surveillance, était principalement composée de curieux et de représentants des médias. 

Notons par ailleurs que le juge Jacques Trudel, bien conscient du caractère particulier de cette comparution, avait pris soin de lancer un appel au calme et au respect avant l'arrivée de Jonathan Bettez dans le box, et ce, pour éviter tout débordement.

Quant à la comparution, elle a été de courte durée. Bettez n'a enregistré aucun plaidoyer ni fait de choix quant au type de procès qu'il voudrait avoir. Pour l'occasion, son avocate Me Magali Lepage était absente. Elle était plutôt représentée par Me Michel Lebrun de Trois-Rivières. 

Comme le prévenu n'a aucun antécédent judiciaire, le procureur de la Couronne, Me Jean-Marc Poirier, ne s'est pas opposé à sa remise en liberté, ce qui n'est pas inhabituel d'ailleurs dans des dossiers de pornographie juvénile. 

Toutefois, le prévenu devra respecter certaines conditions. D'une part, il a dû verser une caution de 5000 $, ce qui a été fait par l'entremise de sa mère. Il s'est également engagé à garder la paix, avoir une bonne conduite, demeurer à la résidence de ses parents à Trois-Rivières et ne pas changer d'adresse. 

Dans l'éventualité où il voudrait fuir dans un autre pays, on l'a également obligé à remettre son passeport et à ne pas faire de nouvelle demande. De toute façon, il lui est formellement interdit de quitter le Canada.

Il ne peut pas non plus se trouver en présence de jeunes de moins de 16 ans, se rendre dans des endroits publics comme des parcs ou des terrains d'école et occuper un emploi qui le placerait en présence de mineurs. 

Enfin, il ne peut pas utiliser Internet sauf à son travail chez Emballages Bettez et pour des fins de travail uniquement. 

Pour les infractions en lien avec la pornographie juvénile et plus particulièrement la distribution, Jonathan Bettez est passible d'une peine minimale d'un an et d'une peine maximale de dix ans.

Sa cause a été reportée au 28 septembre.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer