Les parents de Cédrika interpellent Bettez

Karine Fortier et sa fille, Mélissa, ont assisté... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Karine Fortier et sa fille, Mélissa, ont assisté à la comparution de Jonathan Bettez, et espèrent désormais qu'il collabore avec la police dans l'enquête sur l'enlèvement et le meurtre de Cédrika Provencher.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Lundi, Cédrika Provencher aurait soufflé 19 chandelles sur son gâteau de fête. En cette journée émotive pour sa famille, l'un des principaux suspects dans l'enquête sur son enlèvement en 2007 a été arrêté pour possession et distribution de pornographie juvénile.

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Le père de Cédrika, Martin Provencher, s'est brièvement adressé aux journalistes en quittant le palais de justice.

François Gervais, Le Nouvelliste

La voix de sa mère, Karine Fortier, est sur le point de se briser lorsqu'elle relate les derniers jours qu'elle vient de traverser avec sa famille. 

«On vient de vivre une grosse semaine. On a réussi à faire les funérailles pour Cédrika la semaine passée. Puis hier, il a été arrêté pour la journée de sa fête», laisse-t-elle tomber.

Bien que les accusations portées contre Jonathan Bettez n'aient aucun lien avec l'enquête sur l'enlèvement et le meurtre de Cédrika Provencher, les parents de la petite enlevée en 2007 ont tenu à être présents au palais de justice de Trois-Rivières, mardi, pour assister à sa comparution.

De son propre aveu, Karine Fortier est devenue très nerveuse en voyant l'homme apparaître, menottes aux poings, dans le box des accusés, spécialement parce que le public pouvait enfin mettre un autre visage sur l'enquête présentement en cours. 

«(Il était temps) que la vapeur tourne de bord. Ça fait neuf ans qu'on vit toutes ces épreuves-là sous les yeux du public. Que les caméras se tournent vers lui, qu'on puisse voir son visage», constate Karine Fortier, qui souhaite maintenant que l'homme accepte de collaborer avec les policiers dans l'enquête sur la disparition de sa fille, ce qu'il a toujours refusé de faire selon la famille. 

«On est au courant que ça fait plusieurs fois qu'il y a un test polygraphique qui lui a été offert. À chaque fois, il a refusé. Il a été rencontré par la Sûreté du Québec pendant plusieurs heures dans les dernières 24 heures. Ça a été à nouveau proposé par la Sûreté du Québec qu'il passe un test polygraphique», relate Mme Fortier, plus que jamais déterminée à ce qu'on puisse enfin tourner la page et que justice soit rendue.

«Moi en réalité, tout ce que je veux, c'est que s'il n'est pas responsable de rien, qu'il accepte de passer ce test-là. Je pense que pour lui, pour nous autres, pour sa famille, pour tout le monde, s'il n'a rien à se reprocher, ce serait la seule façon d'y arriver. Ça fait 9 ans qu'on est dans ce cycle-là. Là, il vient d'être pris avec de la pornographie juvénile. Il était le propriétaire de l'Acura en 2007, au moment de l'enlèvement de Cédrika. C'est important pour moi que justice soit faite pour ma fille», lance-t-elle.

Karine Fortier se demande comment, maintenant en liberté, l'individu pourra vivre avec le fardeau du regard du public. 

«Quelqu'un qui n'aurait rien à se reprocher je pense qu'il n'accepterait pas la pression que présentement il va être obligé de vivre. S'il n'a rien à se reprocher, il sait ce qu'il a à faire», a-t-elle ajouté.

Martin Provencher lance un message

Une invitation que le père de Cédrika, Martin Provencher, a lui aussi lancé en s'adressant aux journalistes à sa sortie du palais de justice. 

«On sait que l'individu accusé était d'intérêt pour la police dans le dossier de Cédrika. Il possédait une Acura. Aujourd'hui, il a eu des accusations pour la pornographie juvénile alors on était ici pour ça. Je sais que la police lui a demandé à plusieurs reprises de passer le test polygraphique. Il a mis des conditions, ils ont acceptées, mais il ne le passe pas plus. Le message que j'ai à passer, c'est qu'il collabore. Peut-être qu'à l'époque il avait des choses à cacher qui concernent les accusations d'aujourd'hui. Nous, ce qu'on veut la famille, c'est que ça finisse, alors qu'il collabore», a fait savoir Martin Provencher.

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