Bettez remis en liberté sous une pluie d'injures

Tout juste avant d'être libéré, Jonathan Bettez a... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Tout juste avant d'être libéré, Jonathan Bettez a dû signer ses conditions de remise en liberté au comptoir du greffe criminel, et ce, sous le regard attentif des agents de services correctionnels et des constables spéciaux. Il est vrai qu'à l'extérieur du palais, plusieurs gens en colère l'attendaient pour le huer. Les policiers étaient également sur place pour assurer la sécurité.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) «Vidange!» «Chien sale!» «Pourri!» Les insultes fusaient de toutes part, mardi après-midi, lorsque Jonathan Bettez a été remis en liberté et a quitté le palais de justice de Trois-Rivières.

La présence de plus de 50 personnes à la sortie du palais de justice a nécessité la venue d'une escorte policière afin d'assurer sa sécurité, alors que des citoyens ont même tenté de s'en prendre physiquement à lui.

L'homme qui doit faire face à six chefs d'accusation relativement à de la pornographie juvénile n'a visiblement pas pu échapper au tribunal populaire, qui gardait en tête que bien qu'il ne soit pas accusé en lien avec la disparition de Cédrika Provencher, il soit encore à ce jour considéré comme un des principaux suspects par la police.

La salle de cour où il a comparu était d'ailleurs pleine à craquer. Outre la famille de Cédrika Provencher et certains proches de Jonathan Bettez, de nombreux curieux tenaient à être présents, certains démontrant clairement des signes d'exaspération et de colère lors de son arrivée dans le box des accusés.

L'assistance est toutefois demeurée calme, et la comparution a pu se faire dans l'ordre, tel que le juge Jacques Trudel l'avait exigé en s'adressant au public peu avant l'arrivée de l'accusé.

À son retour en cour sur l'heure du dîner, lorsqu'il a été confirmé que Jonathan Bettez serait remis en liberté, de nombreux curieux ont commencé à se rassembler autour du palais de justice, faisant des allers et retours entre les différentes portes, de peur de rater sa sortie.

Fait plutôt rare, les audiences de l'après-midi ont été suspendues parce que la totalité des constables spéciaux a été affectée à assurer la sécurité à l'intérieur du palais, puisque plusieurs personnes entraient et sortaient, espérant pouvoir prendre une photo ou une vidéo de l'accusé.

Peu avant 15 h, cinq autopatrouilles de la Sécurité publique de Trois-Rivières sont arrivées devant le palais de justice, et les policiers sont sortis afin d'aller assurer une présence lors du passage de l'accusé au greffe criminel, là où il devait se rendre signer ses conditions de remise en liberté.

Il a par la suite été escorté par les policiers jusqu'à un véhicule noir qui l'attendait à la sortie, pendant que plusieurs personnes le filmaient en lui criant des insultes et parfois même en tentant de le bousculer.

La comparution de Jonathan Bettez a aussi suscité la curiosité de médias de partout au Québec, et plus d'une vingtaine de journalistes et d'équipes de télévision étaient sur place, un déploiement plutôt rare pour des accusations de possession et distribution de pornographie juvénile.

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