Saisie record de GHB: Joffrey Durand Simard est libéré

Le palais de justice de Trois-Rivières... (François Gervais)

Agrandir

Le palais de justice de Trois-Rivières

François Gervais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Joffrey Durand Simard, l'un des deux suspects arrêtés dans le cadre de la saisie record de GHB à Trois-Rivières, pourra finalement reprendre sa liberté.

Le jeune homme de 21 ans devra cependant respecter plusieurs conditions dont celle de suivre une thérapie fermée au Pavillon de L'Assuétude à Shawinigan. Dans sa décision, la juge Dominique Slater a certes admis que les probabilités de condamnation étaient élevées dans son cas, principalement en ce qui concerne le trafic et la possession pour fins de trafic de cocaïne. Plus de 10 grammes avaient d'ailleurs été retrouvés dans sa chambre.

Toutefois, elle a noté que rien dans la preuve n'indiquait qu'il se livrait au trafic de GHB. Ça serait plutôt l'autre suspecte arrêtée, Valérie Robichaud, qui vendait cette substance. On se rappelle que les 9,6 litres de GHB étaient dissimulés dans des bouteilles d'eau Eska dont le bouchon avait été scellé pour ne pas éveiller les soupçons.

Joffrey Durand Simard, qui est défendu par Me Gabriel Auger, proposait comme garantie de suivre, et ce, pour la première fois de sa vie, une thérapie fermée afin de mettre un terme à sa problématique de dépendance aux stupéfiants. Ce dernier avait avoué à l'intervenant du Pavillon de L'Assuétude qu'il consommait 75 ml de GHB par jour alors que la normale dans un contexte récréatif serait de 1 à 5 ml.

Le tribunal croit en effet qu'il peut être motivé à se prendre en main, d'autant plus qu'il a déjà traversé l'épreuve du sevrage en prison depuis son arrestation le 10 août. À ce sujet, l'intervenant du centre de thérapie qui l'avait évalué avait mentionné qu'il était bel et bien en mode action.

On sait que la procureure de la Couronne, Me Julie Forget, doutait de sa réelle motivation puisqu'au cours des dernières années, il avait reçu des avertissements sérieux en lien avec la drogue. En 2014, un ami proche avec qui il consommait du GHB est décédé d'une overdose. C'est Joffrey qui l'avait conduit à l'hôpital. Puis, en 2015, il avait été victime d'une agression et arrêté alors qu'il se trouvait en possession de cocaïne. Finalement, en avril dernier, une proche de Valérie Robichaud serait également décédée d'une overdose.

Par contre, la juge a tenu compte de son jeune âge, de l'évaluation favorable de l'intervenant, de son absence d'antécédents judiciaires en matière de stupéfiants et du fait qu'il ne trafiquait pas personnellement le GHB. Joffrey Durand Simard constitue selon elle un cas limite, mais il se qualifie néanmoins pour une remise en liberté avec des conditions.

En échange d'un montant de 500 $ sans dépôt, il devra donc demeurer au Pavillon de L'Assuétude 24 heures sur 24 pour y compléter sa thérapie. Il lui sera interdit de posséder et de consommer des stupéfiants et de l'alcool. Il ne pourra pas non plus se trouver dans les bars et communiquer avec plusieurs personnes dont évidemment Valérie Robichaud. Enfin, il lui est interdit d'avoir des armes et un téléphone cellulaire en sa possession et de retourner au logement de la rue Saint-Georges où la perquisition a eu lieu, sauf pour y récupérer ses effets personnels.

Il sera ramené en cour le 6 octobre. Quant à Valérie Robichaud, elle a déjà renoncé à la tenue de son enquête sur caution, de sorte qu'elle est présentement détenue. Son dossier a été fixé au 31 août.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer