Les faits divers en bref

Le palais de justice de Trois-Rivières... (François Gervais)

Agrandir

Le palais de justice de Trois-Rivières

François Gervais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Tentative de meurtre à La Tuque: l'ado de 13 ans sera évaluée sur sa responsabilité criminelle

L'adolescente de 13 ans accusée de tentative de meurtre sur sa mère était de retour devant le tribunal de la jeunesse, mercredi, pour son enquête sur remise en liberté. L'adolescente devra subir une évaluation psychologique sur sa responsabilité criminelle.

La Couronne s'est opposée à la remise en liberté de la jeune fille. Elle devra demeurer sous garde dans un centre jeunesse.

La juge Maryse Brouillette a également ordonné que l'adolescente soit évaluée sur sa responsabilité criminelle soit à l'Institut Philippe-Pinel de Montréal, au Centre hospitalier universitaire de Québec ou tout autre établissement désigné pour ce type d'évaluation.

L'accusée de 13 ans est demeurée impassible pendant l'audition. Sa mère, une des deux victimes, était dans la salle.

Rappelons que les faits se seraient produits dimanche en soirée à La Tuque. L'accusée s'en serait prise à sa mère en riant. Elle lui aurait donné cinq coups de couteau au total, trois dans le dos, un à l'épaule et un dans la poitrine.

Le frère de la victime qui s'est interposé a lui aussi été atteint par le couteau. L'accusée lui aurait infligé un coup dans le bras avant d'être finalement maîtrisée.

Les deux victimes ont été soignées pour des blessures mineures et ont reçu leur congé de l'hôpital le jour même du drame. La jeune de 13 ans a été arrêtée sur les lieux et rencontrée par les policiers.

Selon nos informations, l'adolescente était une adepte du personnage fictif, «Jeff the killer», un protagoniste d'histoires d'horreur.

L'adolescente a été accusée, en début de semaine, d'avoir tenté de causer la mort de sa mère en utilisant un couteau et en lui infligeant de ce fait des lésions corporelles.

Elle est également accusée de s'être livrée à des voies de fait contre la deuxième victime, son frère, alors qu'elle utilisait une arme et de s'être livrée à des voies de fait causant des lésions corporelles.

William Labranche subira un seul procès

Le juge Jacques Trudel a tranché, William Labranche subira un seul et unique procès pour ses accusations liées à de violentes agressions sexuelles sur deux femmes. Les faits se seraient produits entre 2011 et 2014.

Son avocate, Me Pénélope Provencher, avait présenté une requête pour scinder les causes des deux plaignantes. La défense prétendait, entre autres, qu'il n'y a pas de similitudes frappantes entre les deux trames d'événements, que le contexte des relations était différent et que certains délits reprochés à son client n'auraient pas été commis envers les deux plaignantes.

Or, le juge Jacques Trudel n'a pas adhéré à la version proposée par son avocate. «On demandait un procès séparé. Le juge a décidé de faire un procès conjoint.

Donc, ce sera un procès qui serait fixé pour une durée de deux semaines qui se tiendra probablement début janvier», résumait Me Provencher.

Il a donc préféré les motifs de la procureure dans ce dossier, Me Marie-Ève Paquet, pour en arriver à la conclusion que les trames factuelles étaient suffisamment semblables pour justifier la tenue d'un seul procès.

L'avocate de William Labranche entend maintenant s'attaquer à la validité du mandat de perquisition. Elle s'appuiera sur la Charte canadienne des droits et libertés afin de faire rejeter cet élément de preuve.

Selon les dires de la Couronne, le rejet ou l'acceptation en preuve des objets saisis lors de la perquisition pourrait avoir des effets sur le nombre d'accusations qui seront finalement déposées contre le détenu.

Elle prévoit aussi présenter une preuve de faits similaires. La Couronne tentera donc de prouver que les allégations des deux plaignantes sont à ce point semblables que le juge doit conclure à leur vraisemblance.

Rappelons que William Labranche fait face à plus d'une trentaine de chefs d'accusation.

Dans un premier temps, il aurait agressé sexuellement et violenté une jeune femme à plusieurs reprises entre 2011 et 2014. Les accusations portées dans cette cause sont agressions sexuelles armées, agressions sexuelles causant des lésions, voies de fait armées dont deux avec un fouet, voies de fait simples, séquestrations, menace de mort, introduction par effraction, méfait, trafic de drogue et possession pour fins de trafic, entre autres.

En ce qui concerne l'autre plaignante, les faits reprochés seraient survenus sur deux jours, entre le 19 et le 21 avril 2015. On l'accuse d'agression sexuelle, agression sexuelle causant des lésions, voies de fait, agression armée, séquestration, menaces, possession de marijuana et de cocaïne. Certains faits qui lui sont reprochés auraient même été commis dans un café de Trois-Rivières en présence d'employées.

Les parties seront de retour en cour le 25 août prochain pour fixer la date du procès.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer