Le procès de Marc Isabelle tire à sa fin

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le procès du musicien et producteur Marc Isabelle de Shawinigan, accusé d'abus sexuels sur deux jeunes filles entre 1990 et 2011, tire à sa fin.

La défense, représentée par Me Yvan Braun, a en effet fait entendre, mercredi, ses quatre derniers témoins pour ensuite déclarer sa preuve close.

La première personne qui a témoigné devant le juge David Bouchard est Sherilyn Brodeur, la fille d'Anik Saint-Pierre, conjointe de Marc Isabelle depuis 21 ans.

Elle habitait avec le couple à raison d'une fin de semaine sur deux, sans compter les vacances d'été, de Noël et les congés scolaires. Elle a décrit son beau-père comme un homme autoritaire et sévère, capable de se livrer à des sermons interminables pour reprendre son expression.

Elle a d'ailleurs mentionné avoir été témoin à deux reprises de gestes inappropriés commis par Marc Isabelle contre l'une des deux plaignantes. Il s'agirait d'une tape sur les fesses et d'une claque au visage mais rien d'autre selon elle.

Quant à l'autre plaignante, Marc Isabelle lui aurait bel et bien tenu les propos suivants: «Tu n'es pas mieux que morte», mais selon Mme Brodeur, il ne s'agissait pas d'une réelle menace physique compte tenu du contexte de la dispute entre les deux.

Par contre, elle a corroboré presque en tous points plusieurs affirmations de son beau-père et de sa mère, répétant elle aussi que le musicien travaillait beaucoup et qu'il n'avait pas beaucoup de temps libre.

Du même coup, elle a réfuté certains événements relatés par les deux présumées victimes.

Avec ce témoin et les trois suivants, l'objectif de la défense était visiblement de miner la crédibilité des deux plaignantes quant aux propos qu'elles ont tenus en cour.

Le témoin suivant, René Guillemette, a notamment raconté dans quelles circonstances il avait travaillé comme technicien de scène pour Marc Isabelle. Lors des spectacles, il passait alors la journée complète avec le musicien. Et contrairement aux dires des présumées victimes, les hommes n'avaient pas accès aux loges des jeunes femmes.

Même son de cloche de la part de Roxanne Duchemin qui a travaillé pour Marc Isabelle à l'école de musique et qui a participé à plusieurs spectacles avec les plaignantes. Elle a également pris soin de préciser que le musicien était un passionné de musique qui était toujours en train de travailler.

Enfin, le frère du prévenu, Mario Isabelle, a lui aussi nié un événement d'ordre sexuel rapporté par une plaignante.

Les plaidoiries devraient commencer ce jeudi et se poursuivre vendredi au besoin. Le juge fera ensuite connaître la date de sa décision.

Rappelons que Marc Isabelle fait face à 18 chefs d'accusation pour des agressions sexuelles, attouchements sexuels, incitations à des contacts sexuels, voies de fait et menace. Les gestes qui lui sont reprochés auraient été commis sur une période de 21 ans, soit entre septembre 1990 et janvier 2011.

Les deux femmes ont toutes les deux affirmé avoir oublié les prétendus crimes sexuels subis dans leur enfance à partir de l'âge de trois et quatre ans. Leur mémoire est par la suite revenue à l'âge adulte à la suite d'événements majeurs dans leur vie. Il s'agirait du phénomène de la mémoire retrouvée. Elles ont porté plainte en 2011.

Or, le musicien a pour sa part nié toute forme d'abus sexuels. Il avait indiqué que c'était impossible en raison de son emploi du temps très chargé.

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