Orignaux en cavale: l'une des deux bêtes abattue

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L'une des deux bêtes a été prise en photo par une citoyenne sur la rue Séverin-Ameau.

Courtoisie Caroline Dufour

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(Trois-Rivières) Deux orignaux, possiblement une mère et son petit, se sont retrouvés en cavale au beau milieu de la ville à Trois-Rivières mercredi matin.

L'un des deux orignaux a été vu sur... (Courtoisie Denis Beauchesne) - image 1.0

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L'un des deux orignaux a été vu sur la place Georges-H.-Robichon à Trois-Rivières, peu avant 9 heures mercredi matin.

Courtoisie Denis Beauchesne

Les bêtes, qui ont d'abord été vues dans le secteur de l'UQTR, ont pris la poudre d'escampette avant d'être séparées. Toutefois, en début d'après-midi, les agents de la Faune n'ont eu d'autre choix que d'abattre une des deux bêtes, car elle se trouvait trop près de l'autoroute.

La cavale des deux bêtes a d'ailleurs grandement soulevé la curiosité des citoyens, puisque plusieurs d'entre eux ont communiqué tant avec la Sécurité publique que le ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs pour signaler leur présence.

Par ailleurs, bon nombre de photos et vidéos ont été captées par les citoyens et partagées sur les réseaux sociaux tout au cours de la journée.

Tôt en matinée, la femelle a emprunté le boulevard des Récollets jusqu'au boulevard des Chenaux, pour descendre vers la rue Le Corbusier et rejoindre la rivière Saint-Maurice. Surveillée par la Sécurité publique de Trois-Rivières et des agents de la Faune, la maman a ensuite traversé la rivière à la nage pour regagner la rive du côté du secteur Cap-de-la-Madeleine.

Elle a été vue pour la dernière fois près du parc Ogden, là où les agents de la Faune tentaient de la localiser vers 9 h 30.

Or, selon l'agente Carole Arbelot de la Sécurité publique de Trois-Rivières, les appels permettant de la localiser ont cessé d'entrer peu de temps après, et les employés du ministère ont tout simplement perdu la trace de l'animal. «On suppose qu'elle a retrouvé son chemin vers son habitat naturel», croit Mme Arbelot.

Quant au petit, il a été vu à plusieurs reprises dans le quartier Sainte-Marguerite, puis près du boulevard Jean-XXIII, derrière les commerces, et a pu être confiné dans un secteur résidentiel, où des agents de la Faune ont tenté de l'endormir à l'aide de fléchettes tranquillisantes. Or, le tranquillisant n'a pas fonctionné et il a continué sa route.

Se dirigeant près de l'autoroute, les agents ont dû abattre la bête en début d'après-midi. «Il y avait un trop grand danger de collision avec des véhicules. C'était une question de sécurité», constate Carole Arbelot. Ce sont donc les agents de la Faune qui ont abattu la bête et qui ont pris charge de sa dépouille.

D'autres cas

Ce n'est pas le premier cas répertorié d'animaux sauvages repérés en milieu urbain à Trois-Rivières cet été. En effet, le 1er juillet, un chevreuil s'était baladé sur la rue des Forges, au centre-ville, avant de pénétrer au restaurant Mondo par la porte principale et de se diriger vers les cuisines, puis vers le sous-sol, où il a été maîtrisé puis ramené dans son habitat naturel.

Quelques jours plus tôt, une femelle orignal avait été vue près de la Terrasse-Duvernay ainsi que sur des terrains privés des rues Laflamme, De Tilly et Landerneau. Les agents de la Faune n'avaient eu d'autre choix que de l'abattre.

Selon Jacques Nadeau, porte-parole du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, il existe une multitude de facteurs qui peuvent expliquer la présence plus importante de ces animaux en milieu urbain cet été, mais la nourriture ne serait pas forcément l'un d'eux.

«Cette année, ça a été une bonne année pour les petits fruits en forêt, la nourriture était abondante. Ils peuvent avoir été effrayés par un prédateur. Il peut y avoir une foule d'explications. Leur seule présence est signe que leur écosystème n'est pas très loin, mais ils sont aussi naturellement attirés vers les plans d'eau, ce qui ne manque pas à Trois-Rivières avec la rivière et le fleuve», indique M. Nadeau.

Lors d'interventions comme celle-ci, Jacques Nadeau explique que dans la mesure du possible, on essaie de tranquilliser l'animal pour le ramener parfois à 80 km ou 100 km du lieu où il a été trouvé, et il est rare qu'il revient. Or, dans d'autres cas plus malheureux où la sécurité du public est compromise, il faut abattre l'animal.

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