Drogues et blagues de mauvais goût

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(La Tuque) Une mauvaise blague avec une tronçonneuse, des «méthodes éducatives douteuses» et des infractions concernant des stupéfiants coûteront neuf mois d'emprisonnement dans la collectivité à un individu de la Haute-Mauricie.

L'homme dans la trentaine a réglé ses dossiers, jeudi, au palais de justice de La Tuque. Il était, entre autres, accusé de voies de fait.

Trois événements ont été relatés par les avocats. L'homme aurait d'abord voulu faire une blague «de mauvais goût», alors que des enfants écoutaient un film d'horreur durant la période de l'Halloween. Masqué, il se serait emparé d'une scie mécanique, n'ayant pas de chaîne, et serait entré dans le salon en criant pour faire peur aux enfants.

«C'est une mise en contexte, on ne prend pas ça comme des voies de fait. [...] Ça donne une idée du type de comportement», a expliqué le procureur de la Couronne, Me Éric Thériault.

Dans le deuxième événement, l'homme aurait attaché un enfant avec des menottes dans le garage pour simuler une arrestation policière. L'accusé a saisi l'enfant, lui a mis un genou dans le dos et lui a attaché les poignets.

«C'était dans un contexte de jeu, mais inadéquat vu le non-consentement de l'enfant», a déclaré son avocate Me Chloé Morin Defoy.

Le procureur a également spécifié qu'il n'y avait pas eu de coups de poing, ni de coups de pied. Il a parlé de «méthode éducative inadéquate» où il brasse l'enfant, le saisit par les épaules, le serre fort, lui donne des coups d'index...

«Tout ça, c'est dans le cadre d'une méthode éducative plutôt douteuse, même chose pour les menottes. Pour avoir un jeu, il faut deux personnes», a affirmé le procureur.

Les avocats ont également expliqué à la juge que l'homme serait intervenu lors d'une chicane entre l'enfant et sa mère. Il aurait brassé l'enfant et l'aurait frappé avec son index.

«On parle de cet événement, mais c'était une situation qui pouvait se reproduire dans un contexte où monsieur voulait intervenir auprès de l'enfant», a indiqué son avocate.

L'homme a aussi plaidé coupable à des accusations en matière de stupéfiants.

Les avocats ont suggéré à la juge Dominique Slater d'imposer à l'individu une peine de neuf mois d'emprisonnement dans la collectivité.

«Il n'y a pas eu de blessures ou de lésions causées à l'enfant, parce qu'on ne parlerait pas du même genre de sentence», a souligné le juge avant d'entériner la proposition des avocats.

L'individu sera également soumis à une probation de deux ans.

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