Sévices en famille d'accueil: le fils reçoit une absolution inconditionnelle

Me Simon Ricard soutient que son client est... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

Agrandir

Me Simon Ricard soutient que son client est heureux et soulagé que cette page soit enfin tournée.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Albert Brunelle
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le procès conjoint d'une ancienne mère d'accueil et de son fils biologique, accusés de sévices physiques et sexuels sur deux jeunes filles dans les années 70 et 80, s'est conclu par l'absolution inconditionnelle du fils pour des délits sexuels alors qu'il était mineur.

Plus de 30 ans après les événements, c'est une véritable victoire pour l'accusé et son avocat. Me Simon Ricard soutient que son client est heureux et soulagé que cette page soit enfin tournée.

«Le juge s'est rendu à nos arguments sur toute la ligne. Au final, c'est la version de mon client que le juge a retenue», indiquait Me Ricard.

Le quinquagénaire soutenait que les gestes posés à l'endroit des deux jeunes filles l'ont été dans un contexte de jeu, de découverte et de curiosité entre enfants. Il était alors âgé entre 13 et 15 ans.

Son avocat a aussi déposé de multiples lettres de ses proches attestant du caractère irréprochable de son comportement tout au long de sa vie adulte.

L'homme est en effet père de cinq enfants qui sont tous aux études, dont plusieurs aux études supérieures. Son dossier est également libre d'antécédent judiciaire.

Questionné à savoir si le délai entre les événements et le moment où les plaintes ont été déposées a pu jouer en sa faveur, Me Ricard a souligné que ce n'était pas tant l'aspect temporel de l'affaire que la gravité des gestes posés qui a permis au juge, David Bouchard, d'octroyer à son client une absolution inconditionnelle.

«Si les gestes avaient été plus graves, le juge n'aurait pas pu en arriver à une absolution inconditionnelle», expliquait Me Ricard.

À cet égard, les victimes alléguaient qu'elles auraient subi les contrecoups des événements tout au long de leur vie personnelle.

Le juge s'est toutefois gardé de trancher sur la base d'hypothèses en affirmant qu'il lui était impossible de départager ce qui découlait des agissements de l'accusé et ce qui ne l'était pas.

Le juge s'est notamment servi d'un rapport sur les conséquences du crime sur les victimes, préparé par la criminologue Julie Moreau.

Rappelons que la mère de l'accusé avait été déclarée non coupable au mois de janvier dernier.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer