Agressions sur des patientes: 15 mois de prison pour Yves Brousseau

L'ex-préposé aux bénéficiaires, Yves Brousseau, écope d'une peine... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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L'ex-préposé aux bénéficiaires, Yves Brousseau, écope d'une peine de 15 mois de prison pour avoir agressé sexuellement deux patientes.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Amélie Houle
Le Nouvelliste

L'ex-préposé aux bénéficiaires du CSSS de l'Énergie, Yves Brousseau, écope d'une peine d'emprisonnement de 15 mois.

Le jugement est tombé, mercredi, au palais de justice de Shawinigan. Le juge Jacques Trudel a condamné l'accusé à une peine de prison concurrente de 11 mois en ce qui a trait aux deux premiers chefs d'accusation concernant la première victime, ainsi qu'une peine de quatre mois consécutifs pour le troisième chef d'accusation qui concerne la deuxième victime.

Le quinquagénaire devra se soumettre à un échantillon d'ADN, en plus de se conformer à la Loi sur l'enregistrement des renseignements sur les délinquants sexuels.

Le juge Trudel a tenu compte des facteurs aggravants et atténuants, mais en est venu à la conclusion que malgré la compétence de l'accusé dans son emploi de préposé aux bénéficiaires et du soutien de ses proches, la réinsertion sociale ne doit pas prendre le pas de la dénonciation individuelle et collective.

Le juge a d'ailleurs tenu à rappeler que même si le risque de récidive est faible, il ne peut être totalement exclu.

La famille de l'accusé était visiblement sous le choc lors de l'annonce de la sentence, et a quitté les lieux rapidement.

Brousseau avait été reconnu coupable le 2 mai dernier des trois chefs d'agressions sexuelles portés contre lui, au terme d'un procès qui avait duré 15 jours.

L'homme était accusé d'avoir agressé sexuellement deux patientes, alors qu'il était en situation d'autorité. Les deux victimes étaient hospitalisées dans le service de psychiatrie de l'hôpital pour des problèmes de dépression majeure accompagnés d'idées suicidaires et d'épuisement.

Les faits qui lui sont reprochés seraient survenus en février et octobre 2008 pour la première patiente et en septembre 2009 pour la deuxième victime.

L'une des présumées victimes a témoigné lors du procès, affirmant avoir été la cible d'attouchements sexuels en 2009. M. Brousseau lui aurait fait des massages et lui aurait caressé les épaules, le cou, le galbe des seins et les cuisses.

La deuxième victime avait fait des déclarations similaires avant le procès, en plus d'affirmer que l'accusé l'avait forcée à lui faire une fellation alors qu'elle était sous l'effet de médicaments. Il lui avait également touché les parties génitales. Elle est cependant décédée avant le procès.

La Couronne suggérait une peine de 24 mois d'emprisonnement et du côté de la défense, on suggérait une peine de huit mois de prison. La procureure de la Couronne, Me Vicky Belleville était visiblement enchantée de la décision.

«Même si on avait demandé 24 mois, on est satisfait du 15 mois, car ce n'est pas très loin de ce qu'on avait soumis», mentionne-t-elle.

Du côté de la défense, Me Simon Ricard était mi-figue, mi-raisin à la suite de la détermination de la peine.

«Le juge a rendu un jugement étoffé, mais quand un accusé ne reconnaît pas les crimes qui lui sont reprochés, une journée de prison c'est déjà trop», souligne-t-il.

La cause d'Yves Brousseau est déjà devant la Cour d'appel depuis le 2 juin dernier. Son avocat, Me Ricard, devrait déposer une requête pour remise en liberté prochainement, pendant les procédures d'appel.

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