Vol qualifié: Francis Gauthier en attente de la décision du juge

Francis Laurence Gauthier... (Facebook)

Agrandir

Francis Laurence Gauthier

Facebook

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Albert Brunelle
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Francis Laurence Gauthier et ses deux présumés complices Pierre Bergeron et Jimmy Leclerc sauront jeudi matin s'ils peuvent recouvrer leur liberté avant la tenue de leur procès.

Après avoir pris connaissance de la preuve et entendu les plaidoiries des deux parties, le juge Jacques Trudel s'est donné deux jours afin de rendre sa décision.

La complexité de l'affaire complique la décision du magistrat dans l'enquête sur remise en liberté des trois prévenus. Trois motifs ont été invoqués par la Couronne pour justifier son objection à la libération des accusés.

Le procureur de la Couronne soutient que les risques de perdre la trace des hommes sont grands. À cet égard, il a relevé qu'aucun des trois accusés n'a de domicile fixe. De son propre aveu, Francis Laurence Gauthier vivait chez des amis et à l'hôtel avant son arrestation.

Toutefois, la défense s'est opposée à la prétention de la Couronne en rappelant que les détenus devront, si le juge l'accorde, se rendre en maison de thérapie afin qu'ils puissent régler leurs problèmes de consommation.

On a aussi ajouté que si les hommes terminaient leur thérapie avant le prononcé de la sentence, le juge devra déterminer l'endroit où ils devront demeurer par la suite, permettant ainsi de garder la trace des accusés.

Le procureur a néanmoins rappelé qu'une maison de thérapie n'offre aucune garantie quant à la détention des accusés. Ceux-ci ne seraient en effet pas retenus s'ils décidaient de quitter l'établissement. La durée du séjour repose sur le bon vouloir des pensionnaires.

La Couronne a par la suite avancé que le risque de récidive justifiait que les prévenus soient gardés en détention afin d'assurer la protection du public. Le procureur s'appuie notamment sur le dossier criminel de Francis Laurence Gauthier, lui qui compte trois vols qualifiés, 13 bris de conditions et cinq bris de probation.

«À 30 ans, M. Laurence Gauthier a un dossier criminel de 37 pages d'épaisseur. Il a mené, depuis l'âge de 19 ans, un mode de vie criminel et instable», a affirmé le procureur.

L'avocate du principal intéressé, Me Karine Bussière, a répliqué à la poursuite que son client n'avait pas brisé de condition depuis 2011, se présentant toujours en cour lorsque requis. Rappelons que M. Gauthier avait défrayé les manchettes pour avoir partagé une vidéo dans laquelle on le voit asperger un sans-abri de boisson gazeuse.

Finalement, la Couronne a affirmé au juge que la gravité du crime perpétré devrait justifier la détention des trois hommes. Ils sont accusés de séquestration, de vol qualifié et de l'usage d'une arme à feu. S'ils sont trouvés coupables, ces trois infractions totalisent une peine minimale de 11 ans d'emprisonnement.

Cependant, la défense prétend que la gravité du crime n'est pas aussi importante que le prétend la Couronne. On est revenu sur le fait que la caissière aurait été de mèche avec les cambrioleurs et consentante du même coup au vol.

Me Pierre Spain soutient qu'aucune arme n'aurait servi lors de la perpétration du délit. Si ces prétentions sont retenues, elles auront comme conséquence un changement dans la qualification du vol.

On passera d'un vol qualifié à un vol simple, réduisant par le fait même la peine minimale applicable. Ce scénario offrirait un argument de taille permettant aux accusés de recouvrir leur liberté en attente du procès.

Après plusieurs jours d'interrogatoires, de délibérations et de présentations de preuves, le juge a manifesté avoir besoin d'un temps de réflexion avant de rendre sa décision.

Jeudi matin à 9 h 30, le juge Trudel décidera si Francis Laurence Gauthier, Pierre Bergeron et Jimmy Leclerc seront libérés avant la tenue de leur procès et, si tel est le cas, à quelles conditions.

Rappelons que Francis Laurence Gauthier et ses deux complices sont accusés du cambriolage au IGA mini du boulevard des Forges. Le délit a été perpétré le 12 juillet dernier et des accusations pourraient être déposée contre la caissière, soupçonnée d'avoir fourni les codes des coffres-forts.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer