Prison ou thérapie pour Francis Gauthier: le juge tranche mardi

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Le 4550 boulevard des Forges, l'endroit où Francis Laurence Gauthier et Jimmy Leclerc se seraient introduits pour commettre le vol.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Albert Brunelle
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Francis Laurence Gauthier, qui s'est rendu célèbre en partageant une vidéo dans laquelle il asperge un sans-abri de boisson gazeuse, et ses deux complices étaient de retour au palais de justice de Trois-Rivières lundi.

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Francis Laurence Gauthier

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La conjointe de M. Gauthier est venue plaider pour sa remise en liberté.

Il semblerait que les problèmes de consommation soient un dénominateur commun aux trois accusés du vol qualifié du dépanneur IGA mini du boulevard des Forges le 12 juillet dernier.

Encore au stade de l'enquête sur remise en liberté, les prévenus ont tous reconnu avoir de graves problèmes de consommation. Les avocats de la défense misent sur leur volonté à changer leurs habitudes afin qu'ils évitent de rester détenus avant la tenue du procès principal.

En relation avec Josianne Martel depuis sa plus récente sortie de prison il y a de cela environ deux mois, Francis Laurence Gauthier a appris de la bouche des policiers que celle-ci était enceinte. Ils lui auraient appris la nouvelle le jour de son arrestation alors qu'ils se trouvaient sur la route de Montréal à Trois-Rivières.

Appelé à témoigner, Francis Laurence Gauthier a soutenu qu'il était «sous le choc» lorsqu'il a appris la nouvelle. L'accusé a ensuite tenté de convaincre le juge que sa place était en thérapie pour qu'il puisse traiter ses problèmes de consommation.

«Je ne veux pas être un père absent, je ne veux pas laisser ma blonde toute seule avec l'enfant», a-t-il déclaré.

De son côté, Mme Martel s'est dite prête à cautionner la bonne conduite de son conjoint en déposant 1000 $ au greffe du palais de justice. Rappelons que Sylvain Lachance, intervenant-agent de liaison, avait affirmé jeudi dernier que la maison de thérapie L'Assuétude était prête à recevoir M. Gauthier en attendant son procès.

Questionné sur sa motivation à abandonner sa consommation de drogues, M. Gauthier a souligné qu'avant aujourd'hui, il n'avait jamais fait de démarche en ce sens. «J'ai toujours fait mon temps. Je n'ai jamais demandé de thérapie et j'ai toujours refusé celles qu'on me proposait. Je n'étais pas prêt à reconnaître mon problème», déclarait-il.

Puis, Jimmy Leclerc, identifié comme celui qui aurait obtenu les codes des coffres-forts du dépanneur du 4550 boulevard des Forges, a lui aussi plaidé être prisonnier du cercle vicieux de la consommation.

Son frère est d'ailleurs venu livrer un vibrant témoignage sur les problèmes de consommation de M. Leclerc, qui durent depuis plus de 15 ans. Durant son plaidoyer, il a assuré au juge qu'il veillerait personnellement à ce que son frère respecte les conditions qui lui sont imposées par le tribunal.

Au banc des prévenus, Jimmy Leclerc a éclaté en sanglots pendant le témoignage de son frère.

Puis, un autre intervenant-agent de liaison, Marcel Bellefeuille, est venu confirmer que l'accusé serait pris en charge par sa maison de thérapie. La Couronne n'a pas contesté cette proposition.

La mère de Pierre Bergeron, le présumé conducteur lors du cambriolage, s'est elle aussi dite prête à cautionner son fils à hauteur de 1000 $ pour sa libération en attente du procès principal.

Elle a avoué que son fils souffre de problèmes de consommation depuis longtemps mais s'est dite convaincue qu'il avait reconnu son problème et qu'il voulait modifier son comportement.

Son avocat a également déposé une lettre d'acceptation de la maison de thérapie Carignan au tribunal.

Finalement, une nouvelle preuve a été déposée en début d'audience. On peut y voir Francis Laurence Gauthier agripper la commis par le cou, mettant ainsi fin aux prétentions de la défense selon lesquelles le contact physique n'aurait jamais eu lieu.

L'enquête sur remise en liberté se poursuivra mardi. Le juge Jacques Trudel devrait alors avoir tous les éléments en main afin de rendre sa décision.

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