L'avocat de Bain met en doute le témoignage d'un psychiatre

Richard Bain... (Photo Patrick Sanfaçon, Archives La Presse)

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Richard Bain

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Giuseppe Valiante
La Presse Canadienne

L'avocat de Richard Henry Bain, Alan Guttman, a tenté vendredi de remettre en question le témoignage livré la veille par le psychiatre convoqué par la Couronne.

M. Bain, qui est âgé de 65 ans, a plaidé non coupable aux six chefs d'accusation déposés contre lui pour meurtre prémédité, tentative de meurtre, possession de matériel incendiaire et incendie criminel relativement à l'attentat survenu au Métropolis de Montréal le soir de la victoire du Parti québécois aux élections générales, le 4 septembre 2012.

Le technicien de scène Denis Blanchette a perdu la vie et son collègue Dave Courage a subi de graves blessures après avoir été atteints par le même projectile à l'extérieur du Métropolis.

L'avocat de la défense essaie de démontrer que l'accusé n'est pas criminellement responsable de ses actes puisque à la suite d'une psychose survenue en 2009, M. Bain n'aurait jamais retrouvé son état normal. Cet épisode aurait été déclenché par la prise de Cymbalta, un antidépresseur.

Richard Henry Bain a déclaré devant le jury qu'il avait recommencé à prendre ce médicament sans en aviser son médecin en 2012, ce qui aurait provoqué une nouvelle crise psychotique.

L'expert appelé à la barre par la Couronne, Joel Watts, avait soutenu dans son témoignage plus tôt cette semaine que Richard Henry Bain était conscient de la nature des actes qu'il commettait le 4 septembre 2012.

La Couronne plaide que les actes de l'accusé étaient motivés par une haine envers les indépendantistes québécois. Il était par ailleurs mécontent du résultat des élections ayant porté au pouvoir le Parti québécois, alors dirigé par Pauline Marois.

M. Watts a toutefois admis en contre-interrogatoire, vendredi, que certains éléments indiquaient que l'accusé avait souffert d'une crise psychotique en 2009. Le psychiatre avait écrit le contraire dans son rapport.

«Rien n'indique jusqu'à présent que Richard Henry Bain a souffert d'une psychose, sauf pour cette seule fois», a-t-il reconnu lorsque questionné par Me Guttman.

Joel Watts a cependant réitéré qu'il ne croyait pas que M. Bain était dans un tel état le soir de l'attaque, soit environ trois ans plus tard.

L'accusé a, selon M. Watts, démontré qu'il avait de toute évidence planifié son passage à l'acte de septembre 2012, entre autres en se présentant masqué au Métropolis. Il avait aussi pris soin de retirer la plaque d'immatriculation de son véhicule, a-t-il ajouté.

La psychiatre convoquée par la Défense, Marie-Frédérique Allard, avait précédemment affirmé que Richard Henry Bain avait manifesté les symptômes d'un épisode maniaque et psychotique en 2009.

L'avocat de M. Bain soutient que son client présentait, en 2012, un comportement erratique et était poussé par des croyances religieuses et politiques irrationnelles.

L'accusé avait notamment accumulé des réserves de denrées alimentaires, de médicaments et d'autres biens de première nécessité d'une valeur de 75 000 $, craignant une éventuelle épidémie du virus H1N1.

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