Un triste spectacle destructeur, selon les témoins

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Le nuage de fumée qui se dégageait du brasier était visible à des kilomètres à la ronde.

Sylvain Mayer

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Michel Lamy
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Des centaines de personnes ont fait un détour dans l'après-midi de jeudi pour observer l'incendie de la 1ère Rue de la Pointe. Si la plupart d'entre elles sont arrivées après le début de l'intervention des pompiers, certains ont assisté au début du brasier.

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Gilles Leblanc 

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Deux points essentiels ressortent des témoignages de ceux qui ont vu l'incendie se déclarer: la vitesse à laquelle le feu a progressé, et l'omniprésence du nuage de fumée.

Gilles Leblanc, un résident du quartier, s'est précipité pour appeler les services d'urgence quand il a aperçu les signes d'incendie. «La fumée sortait du premier étage. Rapidement, le feu a ravagé les galeries. J'ai appelé les pompiers, d'ailleurs j'ai été le premier à les appeler. Ensuite, l'homme qui travaillait dans le garage à l'arrière des bâtiments a été évacué. Les flammes ont eu le temps de monter avant que les pompiers s'installent. Elles atteignaient alors le 3e étage. Il y avait comme un mur de feu», déclare M. Leblanc.

Un autre témoin a assisté dès le début à l'intervention des pompiers. «Deux ou trois pompiers sont entrés dans l'immeuble du coin, d'où s'échappait de la fumée. Or, le vent a vite entraîné le feu vers les autres immeubles. Tout a commencé à flamber à l'arrière, en particulier les galeries, qui étaient faites en bois. Le feu s'est ensuite propagé à l'avant. Des flammes s'échappaient des fenêtres», raconte-t-il.

Les évacués étaient visiblement sous le choc en assistant à l'incendie de leur immeuble. Aussi, une aide leur a été fournie. «La Croix-Rouge est sur place. On prend en charge chacun des évacués», déclare simplement François Lelièvre, directeur du Service de sécurité incendie à la Ville de Shawinigan.

Concernant le nombre exact de sinistrés, les chiffres officiels n'avaient pas encore été dévoilés. «On essaie de faire l'inventaire de tout le monde, car on sait que les douze logements étaient habités», ajoute M. Lelièvre. Certains sinistrés pourront régler leur cas avec leur compagnie d'assurances; d'autres, par contre, ont tout perdu.

Bon nombre des logements menacés par le feu étaient équipés de barbecues. Aussi, les évacués, plutôt que d'essayer de sauver leurs effets personnels, retiraient les bombonnes de propane de leur gril.

L'incendie de jeudi avait un caractère particulièrement sinistre. Le nuage de fumée qui s'en dégageait était visible à des kilomètres à la ronde. Dans les secteurs à proximité, la fumée envahissait les rues. Or, il fallait être sur les lieux pour saisir toute l'ampleur du sinistre. Sur la 1ère rue de la Pointe, le nuage était si dense que les curieux, rassemblés en grand nombre, ne pouvaient même pas observer les pompiers tenter de maîtriser les flammes.

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