«Ça s'est passé très vite»

Des passants ont tenu à rendre un dernier... (Sylvain Mayer)

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Des passants ont tenu à rendre un dernier hommage au bambin décédé jeudi des suites d'une collision. Malgré la pluie, plusieurs peluches ont été déposées sur les lieux de l'accident.

Sylvain Mayer

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Michel Lamy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Plusieurs personnes ont été témoins de l'accident qui a coûté la vie à un enfant de quatre ans, jeudi, en fin d'après-midi. Certaines d'entre elles sont même intervenues pour tenter de sauver la vie du bambin.

Carolane Allard habite en face du lieu de l'accident. Elle connaît bien la mère de la victime; les deux femmes demeurent dans le même immeuble.

«C'est vraiment triste. En plus du jeune de quatre ans, la mère a un autre enfant, âgé d'un an. Je les voyais qui s'apprêtaient à traverser la rue», se souvient Carolane. Juste avant que l'accident se produise, la jeune femme sortait en effet de chez elle. Elle a vu le camion de livraison heurter l'enfant. «Ça s'est passé très vite», affirme-t-elle.

Dans les secondes qui ont suivi l'impact, une dame a arrêté sa voiture et est sortie de son véhicule. Elle s'est mise à crier pour demander si quelqu'un connaissait la réanimation cardiorespiratoire.

À ce moment, Carolane Allard n'a même pas pris le temps de mettre ses chaussures. Elle s'est précipitée pour tenter de sauver l'enfant, devenant la première à le prendre en charge. Or, malgré les efforts de la jeune femme, le pouls de l'enfant n'a pas pu être ramené. D'autres dames sont arrivées pour continuer la réanimation, mais Mme Allard savait que cette ultime tentative était vouée à l'échec.

«Les intervenantes continuaient les manoeuvres de réanimation, mais l'enfant saignait de plus en plus», explique-t-elle.

À l'instar de la mère du bambin, la première répondante était sous le choc. Elle a dû être transportée à l'hôpital, où on lui a administré des calmants. Plus tard, elle raconte être allée parler à la mère. «Je l'ai rassurée du mieux que j'ai pu. Je lui ai dit de rester forte, d'être forte pour son autre enfant».

Au moment de clore son récit, Carolane Allard a fait remarquer les panneaux de signalisation Attention à nos enfants installés sur sa rue.

«Le conducteur du camion aurait dû faire plus attention», ajoute-t-elle. Le conjoint de <saxo:ch Mme Allard, qui n'était pas présent au moment de l'accident, note également que l'intersection à laquelle a eu lieu l'accident est très achalandée. «Je passe souvent par cette intersection quand je fais du vélo. Ça aurait pu être moi», dit-il.

Une question de vitesse?

Si l'essentiel du déroulement de ce drame a été éclairci, certaines zones grises subsistent. La mère a en effet déclaré vendredi en entrevue que le camion arrivait rapidement, et non pas à basse vitesse comme le prétend la version de la police. Carolane Allard corrobore la thèse de la mère.

«Le conducteur du camion n'a pas fait son arrêt», affirme-t-elle.

La Sécurité publique de Trois-Rivières dit attendre les conclusions du coroner pour juger si la vitesse a été un facteur déterminant dans l'affaire. On se permet cependant de commenter les allégations portées par la mère.

«À ce que je sache, aucun constat d'infraction n'a été donné au conducteur», déclare Michel Letarte, porte-parole de la Sécurité publique de Trois-Rivières. Entre-temps, la police municipale poursuit son enquête.

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