Opération Nandou: six coaccusés demandent leur liberté

L'opération Nandou, qui s'est déroulée en mars dernier,... (François Gervais)

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L'opération Nandou, qui s'est déroulée en mars dernier, avait permis le démantèlement d'un réseau de trafic de stupéfiants opérant en Mauricie.

François Gervais

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Six individus arrêtés dans le cadre de l'opération Nandou ont entrepris des nouvelles démarches pour reprendre leur liberté durant les procédures judiciaires intentées contre eux.

Puisque cette remise en liberté leur avait été refusée en mai dernier par le juge Claude Provost de la Cour du Québec, ils ont cette fois-ci porté le dossier devant la Cour supérieure en invoquant des nouvelles preuves et des cautions additionnelles.

Au nombre des prévenus, on compte cinq des six présumées têtes dirigeantes de ce réseau de trafic de stupéfiants, soit Daniel Brunelle, 69 ans, Frédéric Thompson, 40 ans, Simon Girard, 30 ans, Jérémie Laliberté-Béliveau, 29 ans, et Jonathan Verret-Casaubon, 22 ans. Quant au sixième individu, il s'agit d'Alexandre Livernois-Grenier, 27 ans de Québec. Outre les accusations de gangstérisme, ils sont également accusés de complot, production et trafic de cannabis.

Les audiences visant à obtenir la révision de leur ordonnance de détention ont donc commencé lundi devant le juge Gaétan Dumas. Elles devraient se poursuivre ce mardi. Cependant, en vertu d'une ordonnance de non-publication, il nous est interdit de dévoiler le contenu de la preuve qui a été présentée en cour.

Notons par ailleurs que la journée a donné lieu au dépôt d'une nouvelle accusation contre Jonathan Verret-Casaubon pour possession de haschich à la prison où il est incarcéré. Il a comparu en fin de journée.

D'autre part, un membre de la famille de l'un des six co-accusés a été arrêté pendant les audiences pour avoir menacé un constable spécial qui lui avait entre autres demandé de cesser d'utiliser son téléphone cellulaire. Il a pu reprendre sa liberté mais sous condition de ne pas revenir en cour. Son dossier sera transféré à un procureur de la Couronne qui déterminera si des accusations seront ou non portées contre lui.

Rappelons que lors de la précédente enquête sur caution, le juge de première instance avait refusé de remettre ces individus en liberté notamment en raison de leur rôle présumé dans l'organisation de ce réseau.

Il jugeait aussi que les garanties et plus précisément certaines cautions n'étaient pas suffisamment fiables.

Dès lors, les avocats n'avaient pas caché qu'ils comptaient contester cette décision et demander une révision.

Les prévenus avaient tous été arrêtés et accusés à la suite de l'opération Nandou qui avait permis le démantèlement d'un réseau de trafic de stupéfiants opérant en Mauricie.

À ce jour, 39 individus ont été arrêtés. La majorité d'entre eux ont cependant pu reprendre leur liberté mais sous conditions et avec des cautions.

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