Accusé d'agressions sexuelles, il mange sa déposition

Alors que son procès devait se poursuivre, jeudi, Jonathan Gobeil, a décidé de... (Audrey Tremblay)

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Audrey Tremblay

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(La Tuque) Alors que son procès devait se poursuivre, jeudi, Jonathan Gobeil, a décidé de plaider coupable aux deux accusations d'agressions sexuelles qui pesaient contre lui. Au palais de justice de La Tuque, la juge Guylaine Tremblay a déclaré coupable l'individu qui... avait mangé sa déposition pendant son interrogatoire avec les policiers de la Sûreté du Québec.

Il faut dire que la veille, la juge avait rejeté la requête de la défense en exclusion de la preuve pour arrestation et détention illégale. De plus, à la suite de la tenue d'un voir-dire, la juge avait admis en preuve les déclarations faites par l'accusé lors de son arrestation. «J'estime que monsieur a été arrêté légalement», a d'abord tranché la juge Tremblay.

«Les policiers ont le droit de continuer de poser des questions même si l'individu soutient qu'il ne veut pas parler [...] Le contexte était correct. On n'a pas utilisé de menaces, ni fait de promesses selon ce que j'ai [comme information]. Il n'y a rien pour me faire douter de la déclaration libre et volontaire de monsieur», a-t-elle indiqué.

La juge Guylaine Tremblay en est donc venue à la conclusion que les droits constitutionnels de l'accusé avaient été respectés.

La Couronne avait déjà fait entendre six policiers, dont les deux enquêteurs au dossier. Ces derniers ont raconté que, lors de l'interrogatoire au poste de police, l'accusé a demandé une feuille pour écrire sa déposition. Ils ont dû intervenir après avoir laissé l'accusé seul dans la salle d'interrogatoire. «On s'est rendu compte que l'accusé mangeait la feuille», a souligné un des enquêteurs.

Ces derniers ont eu peur que l'accusé s'étouffe avec ladite feuille, où il avait eu le temps de rédiger un paragraphe. «Il n'avait pas d'eau pour avaler», a témoigné la policière.

Les policiers n'auront pas réussi à récupérer la feuille de 8 par 14 que l'individu a ingérée au complet.

Jonathan Gobeil a reconnu avoir agressé sexuellement deux victimes.

Il aurait eu une relation anale avec une victime sans son consentement.

Dans l'autre dossier, Gobeil aurait assis la victime sur lui et il y aurait eu pénétration digitale sans consentement.

«C'est conforme aux aveux qu'on vous aurait déposés», a lancé le procureur de la Couronne, Me Éric Thériault.

L'accusé reviendra en cours pour les représentations sur la peine le 14 novembre prochain.

Entre-temps la juge Tremblay a ordonné la confection d'un rapport présentenciel.

«On veut avoir un portrait plus global de monsieur Gobeil pour demander une sentence qui sera juste et appropriée, mais surtout individualisée», a mentionné le procureur.

La juge Tremblay a également rappelé à l'individu qu'avec son plaidoyer de culpabilité il sera inscrit au registre des délinquants sexuels, qu'il devra fournir un échantillon d'ADN et qu'il est passible d'une peine d'emprisonnement.

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