Pornographie juvénile: un ancien résident en médecine plaide coupable

Baher Ibrahim... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Baher Ibrahim

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Baher Ibrahim, un ancien résident en médecine familiale de Shawinigan, a plaidé coupable mardi à des crimes en matière de pornographie juvénile.

Originaire d'Égypte, l'individu de 31 ans a ainsi admis avoir eu en sa possession 11 039 photographies et 807 vidéos. Il a également reconnu avoir rendu accessible des fichiers de pornographie juvénile.

Il y a par ailleurs un arrêt des procédures sur les autres chefs portés contre lui. Les faits pour lesquels il a plaidé coupable devant le juge David Bouchard sont survenus entre le 23 août 2011 et le 23 octobre 2013 à Shawinigan et Châteauguay.

Il avait été repéré par un policier de Toronto qui faisait de l'infiltration virtuelle en lien avec de la pornographie juvénile. Il avait ensuite été arrêté par l'Équipe d'enquête sur l'exploitation sexuelle des enfants sur Internet (ESEI) de la Sûreté du Québec le 23 octobre 2011 à son domicile de Shawinigan. Aux policiers, il avait alors déclaré vivre un cauchemar mais avait cependant très bien collaboré avec les autorités.

Il était alors un résident en médecine du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de l'Énergie mais son stage avait immédiatement été interrompu par la direction du CSSS.

Comme il n'a aucun antécédent judiciaire, le tribunal a ordonné la confection de rapports présentenciel et sexologique. Les conclusions de ceux-ci pourraient en effet guider le juge sur la peine à imposer.

La procureure de la Couronne, Me Annie Vanasse, a toutefois confirmé qu'elle allait plaider assurément pour la peine minimale prévue par la loi pour avoir rendu accessible du matériel de pornographie juvénile, soit un an.

Or, l'avocat de Baher Ibrahim, Me Francis Pilotte a pour sa part annoncé au juge qu'il allait déposer un avis pour contester la constitutionnalité de la peine minimale en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés. Il invoquera entre autres comme motif le fait que cette peine serait «cruelle et inusitée» pour son client.

Si ce dernier est condamné à cette peine, il risque l'expulsion du pays. Me Pilotte doit déposer son avis d'ici le 16 septembre. Le cas échéant, cette procédure plutôt exceptionnelle nécessitera l'intervention d'un représentant du procureur général du Québec dans le cadre d'une procédure parallèle.

La cause reviendra le 5 octobre.

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