Poursuite de 2,3 millions $ contre le fondateur de Planète Poutine

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Le fondateur de Planète Poutine, Yves Junior Boissonneault, a vendu l'entreprise.

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le nouveau propriétaire de Planète Poutine, Benoît Charron, poursuit le fondateur de l'entreprise Yves Junior Boissonneault pour la somme de 2,3 millions $.

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Benoît Charron est le propriétaire de Planète Poutine.

Olivier Croteau

À la lumière d'une requête introductive d'instance déposée au palais de justice de Joliette, il reproche à M. Boissonneault et à sa conjointe, Stéphanie Noël, (qui s'occupait de la comptabilité courante) d'«avoir sciemment représenté une situation financière de la société qu'ils savaient fausses et d'avoir délibérément dissimulé des informations concernant la société et le réseau de franchises».

Selon M. Charron, si ces informations lui avaient été communiquées, elles auraient affecté de façon significative le prix de vente des actions ou même pu compromettre la transaction.

En fait, il soutient que «le réseau de franchises est sur le point de s'écrouler et que la société se dirige vers une faillite».

Rappelons que la vente de «Planète Poutine et cie Maître franchiseur inc» a eu lieu en septembre dernier à un coût de 2 millions $.

Pour soutenir le prix qu'il demandait, Yves Junior Boissonneault avait chiffré les bénéfices nets annuels de la société à près de 300 000 $. Quant aux ventes générées par l'ensemble des restaurants et du réseau de franchises, elles totaliseraient plus de 6,5 millions $. Toujours selon la requête de M. Charron, M. Boissonneault prétendait alors que le prix payé de 2 millions $ pourra être récupéré à l'intérieur d'une période de sept ans.

Pour ce faire, il avait fourni plusieurs documents, états financiers, rapports de divulgation, copies de contrats de franchises, etc.

Or, dès les premières semaines qui ont suivi le 18 septembre 2015, Benoît Charron soutient avoir fait l'acquisition d'une bien différente entreprise que celle qu'on lui avait représentée verbalement.

«En aucun temps, le défendeur Boissonneault n'a-t-il laissé entrevoir que les affaires de la société et l'état de réseau de franchises en date de la transaction n'étaient plus représentatifs des données financières reproduites aux états financiers du 30 avril 2015», peut-on lire dans la requête introductive d'instance.

Une enquête qu'il a menée auprès des franchisés du réseau lui aurait par la suite confirmé qu'en raison de la visibilité que le concept de Planète Poutine et le défendeur Boissonneault avaient obtenue lors de son passage à l'émission Dans l'oeil du dragon, seules les ventes des premières semaines d'ouverture avaient été fructueuses. «Elles auraient ensuite vécu une chute drastique», écrit-il dans un affidavit.

Toujours selon M. Charron, les actions de la société étaient techniquement en faillite. «Elles ne seraient plus en opération aujourd'hui, n'eut été des mises de fonds additionnelles importantes que j'ai dû effectuer et dans le plan de restructuration agressif qui a du être mis en place d'urgence dès les premiers mois.»

Benoît Charron et la société Planète Poutine réclament donc la somme totale de 2 358 000 $. D'une part, on demande au tribunal de réduire le prix de vente à zéro. M. Charron veut ravoir les 1,5 million $ qu'il a déjà payés.

La requête inclut aussi une somme de 50 000 $ pour stress, troubles et inconvénients, 260 000 $ pour les dommages causés à l'image et à la notoriété de Planète Poutine, 358 750 $ pour la perte de profits en raison de la non-ouverture à temps de quatre restaurants et 50 000 $ pour le non-respect de son engagement de collaboration pour assurer une transition harmonieuse du réseau de franchises.

D'autres montants sont réclamés en lien avec une franchise au Nouveau-Brunswick, un food truck, les dommages et intérêts.

Par contre, Yves Junior Boissonneault a nié ces allégations dans une déclaration sous serment et soutient vouloir contester la requête de M. Charron.

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