Soixante jours de prison pour voies de fait sur un enfant de trois ans

Georges Tsagatakis, l'ancien propriétaire du restaurant la Belle Province de... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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François Gervais, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Georges Tsagatakis, l'ancien propriétaire du restaurant la Belle Province de Trois-Rivières, devra passer 60 jours en prison pour des voies de fait infligées à un enfant de trois ans.

En prononçant la sentence, la juge Guylaine Tremblay lui a cependant laisser le choix entre les purger de façon continue ou discontinue compte tenu de son travail de cuisinier. Bien qu'il était visiblement mécontent d'être condamné à une peine de prison, il a opté pour la peine discontinue les fins de semaine.

Entre septembre 2011 et février 2012, Tsagatakis s'est livré à des voies de fait sur un enfant de trois ans à quelques reprises. Il lui a notamment ouvert la bouche pour le forcer à ingérer un spaghetti au point de l'étouffer. Mécontent qu'il ait uriné dans son pantalon, il l'a frappé avec une botte.

À une autre reprise, il a projeté le jeune sur une poubelle qui s'est renversée sur lui. Enfin, il lui a mis son pied sur la tête parce qu'il jouait avec une friteuse dans le restaurant.

En février 2012, il a également proféré des menaces contre une serveuse qui l'avait dénoncé aux autorités pour son comportement violent.

Dans cette cause, la procureure de la Couronne, Me Martine Tessier, avait réclamé une peine de prison ferme de quatre à six mois en insistant sur les problèmes d'agressivité et de colère du prévenu.

Son avocat, Me Yvan Braun, avait plutôt suggéré une amende ou encore une peine de prison à être purgée dans la collectivité en rappelant que son client était un actif pour la société et que l'enfant n'avait pas été blessé.

Or, la juge Tremblay a rejeté la possibilité de lui faire bénéficier d'une peine d'emprisonnement dans la collectivité. Elle estime que Tsagatakis n'est pas un bon candidat en raison de ses antécédents judiciaires récents pour des bris d'engagements et du fait qu'il est difficile d'avoir l'heure juste avec lui

En ce sens, elle a d'ailleurs noté des contradictions dans ses témoignages à la cour dont une qui portait sur son travail précis à la Belle Province.

Le tribunal a certes tenu compte des facteurs aggravants pour lui imposer 60 jours de prison. D'une part, il s'agit de mauvais traitements infligés à un enfant qui doivent être dénoncés. Qui plus est, Tsagatakis ne reconnaît pas les faits pour lesquels il a été déclaré coupable.

Et bien sûr, il y a ses antécédents judiciaires en matière de violence. Il a déjà été condamné à une peine de 40 mois de pénitencier en 2004 pour des gestes de violence conjugale et du harcèlement. Toutefois, le tribunal a aussi tenu compte de l'absence de séquelles chez l'enfant.

Outre les 60 jours de prison, Tsagatakis devra payer une amende de 500 $. Il sera également en probation pendant trois ans. Il ne pourra pas non plus avoir d'armes en sa possession pendant dix ans.

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