Blessé après avoir foncé dans une résidence

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La voiture qui arrivait à une vitesse très élevée a embouti la fenêtre et une partie du solage de la maison.

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Notre-Dame-du-Mont-Carmel) Un automobiliste dans la vingtaine a été gravement blessé après avoir perdu la maîtrise de son véhicule samedi soir vers 18 h. Alors qu'il roulait sur la route des Vétérans à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, il a traversé quatre terrains et fauché un poteau d'électricité avant de terminer sa course dans une résidence où il a défoncé le solage de la maison.

Les résidents de cette habitation étaient à l'intérieur lorsque la collision s'est produite. Ils se rappellent avoir senti une énorme vibration, un bruit d'explosion suivi d'un fort son de vitre qui éclate. Une partie de leur solage a été complètement détruite alors que le devant de la voiture a pénétré dans leur sous-sol.

De gros blocs de béton sont alors tombés et des morceaux de vitre provenant de la fenêtre se sont répandus dans presque la totalité de la pièce souterraine. Selon les informations que les policiers ont fourni aux résidents, le conducteur roulait à une vitesse d'au moins 150 km/h. Aucune trace de freinage n'est visible sur les terrains que la voiture a traversés.  

«Disons que j'ai fait le saut», admet Luc Bournival, l'un des résidents. «On s'est dépêché de sortir et c'est là qu'on a vu que l'auto était dans la maison. Les pompiers ont aspergé l'auto parce qu'il y avait beaucoup de boucane qui sortait», raconte-t-il. L'électricité a été coupée une partie de la soirée.

Selon les autorités, le jeune conducteur a été transporté à l'hôpital, mais on ne craignait pas pour sa vie. Les pinces de désincarcération ont été utilisées pour extirper le conducteur de sa

fâcheuse position. Outre l'automobiliste, personne n'a été blessé. Mais Luc Bournival rappelle que les conséquences auraient pu être beaucoup plus dramatiques. «À côté de chez nous, il y a cinq enfants dont de très jeunes enfants. Ils jouent parfois en avant. La première chose que j'ai fait en sortant de la maison, c'est d'aller les voir pour être sûr qu'ils étaient corrects.» 

Il l'a lui-même échappé belle. Habituellement, à l'heure où l'accident s'est produit, Luc Bournival invite quelques amis dans son sous-sol où trône un système de son. Ce soir-là, son conjoint avait fait des heures supplémentaires au travail et c'est pourquoi ils ne s'y trouvaient pas. «D'habitude le samedi soir, on met de la musique au sous-sol. Une chance qu'on n'était pas là. Si on avait été en bas, on serait peut-être tous morts ou gravement blessés, ça c'est sûr. Le système de son est juste sous la fenêtre où le béton est tombé», explique-t-il, la voix nouée par l'émotion.

De gros blocs de béton sont tombés dans... (Olivier Croteau) - image 2.0

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De gros blocs de béton sont tombés dans le sous-sol et des morceaux de vitre provenant de la fenêtre se sont répandus dans presque la totalité de la pièce souterraine. Luc Bournival se considère chanceux de ne pas s'être trouvé dans cette pièce au moment de la collision, car les conséquences auraient pu être dramatiques, estime-t-il. 

Olivier Croteau

Une limite trop élevée?

Luc Bournival est sous le choc, mais aussi furieux. Cela fait des années qu'il tente de faire diminuer la vitesse sur la route des Vétérans où la limite a été fixée à 70 km/h. «On est tanné. On est dans un quartier résidentiel. Il y a beaucoup d'enfants, de cyclistes et de marcheurs et les gens roulent en fou», déplore-t-il. Il aimerait que la vitesse soit de 50 km/h comme elle l'est sur le rang Saint-Flavien.

Il a déjà tenté il y a quelques années de faire changer la réglementation auprès de la Municipalité, en vain. «Dans les premiers temps où j'étais ici, il y a une auto qui a dérapé dans le fossé. J'avais lancé une pétition pour faire baisser la vitesse.» On lui avait alors dit que c'est plutôt au ministère des Transports qu'il aurait dû s'adresser. Après cet évènement, il croit être en bonne position pour exiger une modification de la signalisation routière. «Est-ce qu'il va falloir qu'il y ait des morts? J'espère qu'avec ça, il ne leur en faut pas plus.»

Luc Bournival n'a qu'un message. «On aimerait que les automobilistes soient plus consciencieux dans les quartiers résidentiels. Ça pourrait sauver la vie des enfants».

Avec la collaboration de la Presse Canadienne

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