Pornographie juvénile: 18 mois de prison pour Denis Godin

Denis Godin, 58 ans de Maskinongé, a été condamné à purger une peine de 18 mois... (123RF)

Agrandir

123RF

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Denis Godin, 58 ans de Maskinongé, a été condamné à purger une peine de 18 mois de prison pour avoir eu en sa possession près de 9000 fichiers de pornographie juvénile.

Pour avoir elle-même visionné quelques-uns de ces fichiers dans la salle d'audiences, la juge Guylaine Tremblay n'a pas manqué de préciser qu'il s'agissait de matériel explicite et choquant.

Le contenu des 8542 images et des 368 vidéos montre des enfants prépubères dont les parties génitales sont exposées ou qui sont impliqués dans des activités sexuelles avec des adultes incluant parfois des pénétrations.

Denis Godin devra non seulement purger 18 mois de prison mais il devra également se soumettre à une probation pendant trois ans.

Qui plus est, à compter de sa remise en liberté, il lui sera interdit pendant cinq ans de se trouver en présence de jeunes de moins de 16 ans, de se trouver dans un endroit public comme des terrains de jeux et des écoles et d'occuper un emploi qui le placerait en présence de jeunes de moins de 16 ans.

Il ne pourra pas non plus utiliser Internet sauf dans un endroit public et sur les lieux de son travail. Il sera inscrit au Registre des délinquants sexuels à perpétuité.

Rappelons que l'individu a plaidé coupable d'avoir possédé, accédé, rendu accessible et produit de la pornographie juvénile mettant en scène des enfants en bas âge. Les faits reprochés sont survenus entre 2008 et 2014.

Or, il n'avait pas voulu reconnaître la totalité des fichiers qui étaient sa possession. Il avait même prétendu lors des représentations sur la peine avoir été victime d'un pirate qui avait pris possession de son ordinateur pour importer à son insu de la pornographie juvénile. Il imputait une autre partie de ces fichiers à l'achat de disques durs usagés à des particuliers qui contenaient eux aussi de la pornographie juvénile.

La juge Guylaine Tremblay lui avait alors dit que sa version constituait une insulte à l'intelligence humaine. Lundi, dans le cadre de la sentence, elle a réitéré qu'elle n'accordait aucune crédibilité à sa version.

Elle a plutôt tenu compte de celle qu'il avait donnée aux policiers dans laquelle il disait entre autres qu'il gravait le contenu des disques durs sur des DVD de peur que le logiciel de partage ferme, le privant ainsi de son matériel de pornographie juvénile.

Pour évaluer la sentence à lui imposer, elle a pris en considération la gravité du crime, la nature de gestes, leur ampleur, la difficulté à évaluer le risque de récidive et l'appropriation partielle de sa responsabilité.

Le procureur de la Couronne, Me Jean-Marc Poirier, avait réclamé une peine de deux ans de prison. De son côté, la défense, assurée par Me Jules Ricard, avait plutôt suggéré la peine minimum pour des infractions de cette nature, soit un an de prison.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer