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Trafic de stupéfiants: Jason Bolduc comparaît (François Gervais, Le Nouvelliste)

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François Gervais, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Trafic de stupéfiants: Jason Bolduc comparaît


Les policiers de Trois-Rivières ont démantelé un point de vente de stupéfiants, mercredi, lors d'une rafle effectuée à l'ancien bar Le Cabarin sur la rue Notre-Dame à Trois-Rivières. Celle-ci a donné lieu à l'arrestation de sept personnes au total.

L'endroit était maintenant habité par un individu, Jason Bolduc, 33 ans, et devait bientôt y accueillir la boutique L'Unik. Or, les informations recueillies par les enquêteurs tendent plutôt à démontrer qu'il s'agissait d'un local servant à la vente de stupéfiants.

Munies d'un mandat de perquisition, les forces de l'ordre ont donc investi les lieux. Ils y ont arrêté Jason Bolduc, 33 ans. Il avait en sa possession 1500 comprimés de métamphétamine, de la marijuana, du haschisch, de la cocaïne et divers équipements en lien avec le trafic de stupéfiants. Il a d'ailleurs comparu, jeudi, au palais de justice de Trois-Rivières.

Les chefs d'accusation portés contre lui sont trafic et possession de stupéfiants pour fins de trafic de toutes ces substances. Il est aussi accusé de bris de promesse pour des dossiers antérieurs. Il y a eu objection à sa remise en liberté. Son dossier a été reporté à ce vendredi.

Deux femmes ont été arrêtées sur place. Elles ont été libérées mais devront possiblement revenir devant le tribunal pour des accusations futures. Un autre individu, considéré comme un fournisseur, a lui aussi été arrêté. Il devrait lui aussi comparaître plus tard.

Enfin, trois clients ont été interceptés lors de l'opération. Toujours selon l'agent Michel Letarte, porte-parole de la Sécurité publique de Trois-Rivières, l'un faisait l'objet d'un mandat, un second était en bris de probation et un troisième avait une arme prohibée en sa possession.

Agression armée dans un bar: Mario Charette déclaré coupable

Mario Charette, 49 ans de Trois-Rivières, a été déclaré coupable de s'être livré à une agression armée dans un bar de Trois-Rivières dans la nuit du 22 au 23 septembre 2013.

Le juge David Bouchard a en effet rejeté la thèse de la légitime défense invoquée par l'accusé dans cette affaire. Il estime que Charette n'a pas agi pour se défendre mais bien par vengeance et dans le but de riposter.

Il a non seulement été actif dans cette bagarre et ce de façon libre et volontaire mais il a posé aussi des gestes disproportionnés qui ont eu des conséquences importantes chez la victime.

L'agression était survenue au bar le Trèfle au cours de la nuit. Il s'était présenté dans l'établissement en compagnie d'une connaissance. Il était alors en état d'ébriété.

Or, au cours de la discussion qu'il a eue avec le plaignant, il a tôt fait de manifester son impatience et même de l'agressivité en écoutant son ami parler de ses problèmes amoureux.

La situation s'est envenimée lorsque la discussion a porté sur un litige concernant les coûts reliés à l'exploitation de chevaux de course. Une bataille a alors éclaté. C'est la victime qui a frappé en premier avec son poing mais Mario Charette a répliqué en utilisant un verre cassé pour lui infliger un coup à la gorge.

Des employés sont intervenus pour séparer les deux hommes. La victime en a profité pour quitter les lieux.

Ce n'est qu'une heure plus tard qu'elle a été retracée alors qu'elle était assise sur le sol en train de perdre du sang et en état d'hypothermie.

L'homme a été conduit à l'hôpital où il a dû être opéré d'urgence. Encore aujourd'hui, il a des séquelles de cette agression.

Quant à Mario Charette, il avait refusé d'aller à l'hôpital en dépit des coupures qu'il avait sous prétexte que «cela allait le mettre dans la merde».

Pareils propos ont d'ailleurs été pris en considération par le juge Bouchard puisqu'il révélait l'état d'esprit de l'accusé.

Selon lui, il savait ce qu'il faisait. Encore plus lorsqu'il a déclaré aux employés du bar: «Il s'est rendu compte que moi aussi je suis capable d'en donner», en faisant référence à la victime.

Le geste qu'il a posé était libre et volontaire et ne constituait pas de la légitime défense.

Toujours selon le juge, il aurait pu agir autrement comme fuir ou faire ce qu'il avait fait à un certain moment, soit se recroqueviller sur lui-même. Il a plutôt répliqué solidement en utilisant un verre de bière comme arme et asséner un coup à un droit risqué en l'occurrence le cou.

Pour toutes ces raisons, il l'a déclaré coupable. À la demande de Me Alexandre Biron, un rapport présentenciel a été demandé.

Le dossier a été reporté à vendredi pour fixer la date des plaidoiries sur sentence.

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