Agressions sexuelles sur des mineures: l'accusé risque l'expulsion du Canada

Omar Munoz, un individu d'origine latine, a été reconnu coupable d'agressions... (123RF)

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Omar Munoz, un individu d'origine latine, a été reconnu coupable d'agressions sexuelles sur trois mineures entre 2010 et 2011.

Au terme d'un procès qui a nécessité la présence d'un interprète, le juge Bruno Langelier l'a en effet déclaré coupable des chefs d'agression sexuelle portés contre lui et ordonné des arrêts des procédures sur les autres accusations de contacts sexuels.

En raison de ses démêlés judiciaires, (il a notamment une cause pendante pour conduite durant une interdiction), Munoz est passible d'une expulsion du Canada.

La preuve déposée par la procureure de la Couronne, Me Martine Tessier, a révélé que Munoz avait fréquenté trois jeunes filles au cours de cette période et qu'il avait eu des relations sexuelles complètes avec elles.

Deux plaignantes étaient âgées de 14-15 ans alors que la troisième n'avait que 12 ans. À cette époque, il en avait 25 ans.

Certes, les relations étaient consentantes. Le juge a relevé que les adolescentes ne s'étaient jamais perçues comme victimes et qu'elles désiraient ces relations.

Elles avaient d'ailleurs été très réticentes à parler des événements lorsqu'elles avaient été rencontrées par les policiers dans le cadre de l'entente multisectorielle sur les abus sexuels.

Or, l'âge de consentement légal est de 16 ans au Canada. Qui plus est, Munoz est plus âgé qu'elles.

Pour les personnes âgées de 14 ans, la loi prévoit des exceptions lorsque la différence d'âge est de moins de cinq ans avec leur partenaire plus âgé et que ce dernier n'est pas en situation d'autorité, de confiance ou d'exploitation vis-à-vis du plus jeune.

D'ailleurs, le tribunal n'a pas cru l'accusé lorsqu'il a affirmé dans son témoignage n'avoir jamais questionné les plaignantes sur leur âge sous prétexte qu'il n'était pas intéressé par elles. Sa défense n'a pas non plus soulevé de doute raisonnable.

Munoz avait notamment prétendu que les filles s'étaient en quelque sorte organisées pour porter des accusations contre lui parce qu'il les avait supposément expulsées de son appartement. Bien au fait de son statut d'immigrant et de ses problèmes judiciaires, elles auraient ainsi voulu lui causer du tort.

Le juge retient davantage le fait que les filles le trouvaient charmeur. «Il savait les complimenter, ce qui répondait ainsi à leurs besoins ponctuels d'obtenir de l'attention», a-t-il mentionné.

Elles aimaient le fréquenter, participer à ses partys où elles pouvaient consommer de l'alcool et prendre part aux fiestas latinos. Il en a donc profité.

Certes l'avocat de la défense, Me Emmanuel Ayotte, a relevé certaines contradictions dans leur témoignage mais celles-ci n'ont pas été déterminantes aux yeux du juge.

Pour toutes ces raisons, il a déclaré Omar Munoz coupable sur les chefs d'agression sexuelle et prononcé l'arrêt des procédures sur les chefs d'attouchements.

Il a précisé en même temps que s'il n'y avait pas eu de relations sexuelles complètes avec les plaignantes, il aurait plutôt déclaré sa culpabilité sur les chefs d'attouchements.

Le dossier a été reporté au 4 juillet pour les plaidoiries sur sentence.

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