Éric Roch pourrait être déclaré délinquant

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Éric Roch

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le juge Jacques Lacoursière a finalement envoyé Éric Roch subir un examen visant à déterminer s'il peut être déclaré délinquant à contrôler ou délinquant dangereux à la lumière des crimes qu'il a commis.

Il estime en effet qu'il existe des motifs raisonnables de croire que cet homme au lourd passé judiciaire pourrait être soumis à ce régime et par le fait même être condamné à des peines plus longues et restrictives.

Il s'est notamment basé sur le fait qu'il a commis des infractions désignées par les dispositions du régime de délinquant à plus d'une reprise et commis des sévices graves. L'évaluation qui aura lieu dans un centre de santé mentale tel que l'Institut Philippe-Pinel a une durée de 60 jours maximum.

Rappelons que Roch a plaidé coupable la semaine dernière à 46 chefs d'accusation.

Il s'était notamment introduit au beau milieu de la nuit dans la résidence d'une sexagénaire demeurant dans le secteur Sainte-Marthe-du-Cap.

Il l'avait menacée avec un couteau, l'avait enlevée, amenée de force dans son véhicule avec l'intention de l'obliger à retirer de l'argent dans un guichet automatique pour finalement être arrêté après une courte poursuite policière.

La victime avait réussi à faire faux bond à son agresseur lors d'un arrêt dans un dépanneur.

Il avait également plaidé coupable à des chefs de séquestration, voies de fait causant des lésions, voies de fait armées avec un couteau et menaces contre une femme qu'il fréquentait depuis quelques mois.

Enfin, il avait admis avoir commis une trentaine d'introductions par effraction et de vols dans des résidences et des commerces, le vol d'un VTT, trois tentatives de vols de véhicules et deux bris d'engagements.

Mardi matin, lors de son retour devant le tribunal, Roch a déclaré avoir des explications et des précisions à donner au juge sur les crimes qu'il a commis et le contexte dans lesquels ils ont eu lieu. Il a aussi dit vouloir s'excuser auprès de la sexagénaire qu'il avait enlevée au beau milieu de la nuit.

Le tribunal et les avocats (Me Jean-Marc Poirier à la Couronne et Me Yvan Braun à la Défense) lui ont cependant suggéré d'attendre le stade des représentations sur sentence pour s'exprimer.

Il faut dire qu'à cette étape des procédures, on ignore encore les résultats de l'évaluation demandée par la Couronne et encore moins si une contre-expertise sera demandée. La cause a été reportée au 1er août.

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