Incendie à Louiseville: leur maison sauvée in extremis

Monique Bourassa et Marcel Girard ont eu peur... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Monique Bourassa et Marcel Girard ont eu peur que leur maison soit emportée par le feu qui a détruit deux bâtiments du centre-ville de Louiseville.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) «On a été chanceux. Si le vent avait été sur notre bord, on y aurait passé.»

Marcel Girard a eu peur que sa maison ancestrale acquise il y a trois ans sur l'avenue Saint-Laurent, à Louiseville, ne soit détruite par l'incendie majeur qui a ravagé deux immeubles du centre-ville, lundi. Sa conjointe, Monique Bourassa, a eu un véritable coup de coeur pour cette maison construite en 1910 tout juste à côté de l'ancien comptoir laitier Gelato.

Grâce à un vent léger qui soufflait vers le sens opposé et l'intervention incessante des pompiers, la maison de briques est toujours debout, affichant très peu de dommages.

«Il y avait des accumulations de gaz et ça explosait, témoigne M. Girard. C'est ça qui m'a réveillé. Le feu réfléchissait sur mon garage de tôle, c'était rouge! J'ai demandé à ma conjointe d'appeler les pompiers et je suis sorti pour voir ce qui se passait. C'était une vieille bâtisse en bois et il n'y avait plus rien à faire.»

Un balcon de la bâtisse abritant le défunt comptoir laitier a terminé sa course sur le terrain du couple. Lorsque le mur latéral de la bâtisse a tombé, le balcon a atterri à quelques mètres seulement de la maison, signe que les deux bâtiments étaient assez proches l'un de l'autre.

La chaleur qui se dégageait du brasier a endommagé la corniche de bois de la toiture de tôle de la maison. Une fenêtre extérieure a aussi craqué sous la chaleur. Les occupants pouvaient d'ailleurs la sentir très facilement de l'intérieur de la maison.

«Le mur de l'escalier était chaud. C'est là qu'on a réalisé que c'était risqué», mentionne Mme Bourassa, qui n'a rien remarqué d'anormal à l'extérieur avant d'aller au lit, soit un peu avant 1 h.

Les choses ont dramatiquement changé en l'espace d'environ 30 minutes. Les pompiers ont frappé à la porte du couple et ont sommé tout le monde de sortir.

«Je ne réalisais pas que ma maison pouvait passer au feu. Mais le pompier m'a dit que oui. Le chef des pompiers ne donnait pas cher de notre maison. Quand j'ai vu que les pompiers étaient inquiets, ça m'a inquiété un peu plus», admet Mme Bourassa, qui avoue avoir sérieusement craint pour sa maison.

Le service de sécurité incendie de Louiseville a rapidement réalisé que le feu risquait d'atteindre cette maison ancienne. C'est la raison pour laquelle les pompiers ont généreusement arrosé la résidence par l'avant. Leurs confrères de Yamachiche ont fait la même chose en s'occupant d'arroser la partie arrière.

Il y a encore des traces du passage des pompiers sur le terrain du couple Girard-Bourassa. Des clôtures ont été coupées afin de faciliter la circulation des pompiers à l'arrière de la maison.

«Les pompiers ont fait un bon travail», continue M. Girard.

Des squatters

Le bâtiment commercial qui a déjà abrité un magasin Croteau était inoccupé depuis environ deux ans. Monique Bourassa est d'avis qu'il représentait un réel danger, elle qui a déjà aperçu des gens avec des sacs à dos qui se promenaient dans la bâtisse.

«On avait parlé de ce bâtiment avec les gens de l'hôtel de ville. Je pense qu'ils ont fait ce qu'ils ont pu. Mais j'avais quand même une crainte que ça arrive.»

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