L'avenir du restaurant El Greco incertain

Michael et Ryan Lygitsakos ont constaté avec tristesse... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Michael et Ryan Lygitsakos ont constaté avec tristesse l'état de la bâtisse abritant le restaurant familial.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Louiseville) L'avenir du restaurant El Greco est incertain à la suite de l'incendie de lundi, le deuxième que la famille Lygitsakos subit en l'espace de huit ans.

Michael et Ryan Lygistakos font partie de la troisième génération de la famille à oeuvrer au sein de l'entreprise fondée en 1971. Les deux cousins étaient aux premières loges, lundi matin, bien impuissants devant le drame qui frappe de nouveau.

«Ça me touche au coeur, laisse tomber Ryan Lygitsakos. C'est une entreprise familiale. Le premier coup, ça a été dur. Mais là, la bâtisse est finie.»

M. Lygitsakos raconte que la famille était préoccupée par le mauvais état de la bâtisse voisine. Le toit du bâtiment penchait vers celui du resto, ce qui laissait craindre le pire.

«Ça fait deux ans qu'on essaie de faire quelque chose. Le maire a essayé de faire démolir la bâtisse», ajoute Michael Lygitsakos.

L'incendie a rassemblé plusieurs membres de la famille Lygitsakos. La relance du commerce semble incertaine.

«Les chances sont minces», croit Michael Lygitsakos.

«On va s'asseoir en famille pour voir la suite», ajoute son cousin Ryan.

La bâtisse abritant le El Greco avait été touchée par un incendie en août 2008. Le restaurant avait subi des dommages principalement causés par l'eau. La famille Lygitsakos avait investi plusieurs centaines de milliers de dollars dans la rénovation du restaurant qui a rouvert ses portes en août 2009.

Quelque 20 personnes étaient à l'emploi de ce restaurant.

Un nid à feu

Yvon Deshaies n'était pas de bonne humeur, lundi. Le maire de Louiseville se désole de cet incendie majeur, le deuxième à survenir à Louiseville depuis le début de 2016 après celui qui a détruit en janvier un immeuble à logements de la rue Notre-Dame-Sud. Il s'attriste pour les 20 personnes forcées au chômage. Mais il est en colère de voir que l'incendie a éclaté dans une bâtisse qu'il désire démolir depuis un certain temps.

«Les propriétaires de cette bâtisse doivent des taxes à la Ville depuis plus d'un an. Mais ils ont droit à trois ans sans payer leurs taxes avant que la Ville puisse saisir la bâtisse. On a négocié avec les propriétaires, mais ils demandent un prix de fou. Quand j'ai su cette nuit qu'il y avait un feu, c'était quasiment écrit dans le ciel. C'était un nid à feu. La bâtisse était dangereuse et on ne pouvait rien faire.»

M. Deshaies a été en mesure de constater l'état des lieux lors d'une visite impromptue samedi matin.

«Je suis allé là, le cadenas avait été arraché, j'ai pu entrer là-dedans. Il n'y avait plus d'eau, plus d'électricité. Mais les planchers étaient défaits, les murs étaient défaits, les vitres étaient cassées. Il n'y avait plus personne qui vivait dans les logements du haut. Un feu dans une bâtisse sans électricité, ce n'est pas normal.»

Selon M. Deshaies, la Ville a envoyé des lettres enregistrées aux propriétaires de la bâtisse pour les taxes impayées. Des appels ont été logés, sans retour.

«On va vérifier dès demain (mardi) pour voir si on peut avoir des recours. Ce n'est pas un très bon citoyen corporatif.»

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