Mandat d'arrestation contre Ghalmi

Il y a tout lieu de croire que Nizar Ghalmi n'aurait pas tardé à enfreindre ses... (François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Il y a tout lieu de croire que Nizar Ghalmi n'aurait pas tardé à enfreindre ses conditions de remise en liberté. Ce Montréalais trouvé coupable de harcèlement criminel fait l'objet d'un mandat d'arrestation depuis le 11 mai, soit moins d'une semaine après avoir appris du juge Jacques Lacoursière qu'il devait se soumettre à une évaluation psychiatrique qui aura une influence sur sa sentence.

L'homme de 32 ans, d'origine marocaine, a été trouvé coupable le 22 avril dernier de harcèlement criminel à l'égard d'une femme dont il était tombé amoureux à l'été 2014. En septembre de la même année, il avait pourchassé cette femme sur une distance de 100 km sur l'autoroute 40 afin de lui offrir des fleurs.

Ghalmi était de retour au palais de justice de Trois-Rivières le 5 mai. C'est à ce moment que le juge Lacoursière lui a ordonné de subir au cours des mois à venir une évaluation psychiatrique visant à déterminer sa dangerosité et le risque de récidive. Lorsqu'il a su qu'il devait patienter jusqu'au 28 septembre (date fixée pour les représentations sur sentence) pour la suite de son dossier, Nizar Ghalmi a dit en cour qu'il lui serait très difficile de passer tout ce temps sans entrer en contact avec la victime, ce qui lui est interdit par la justice.

Il semble qu'il ait tenté de contacter la victime peu de temps après le 5 mai. C'est ce qui a conduit à l'émission d'un mandat.

Ce dernier passage de Nizar Ghalmi au palais de justice avait été remarqué. L'individu n'avait cessé de répéter qu'il était victime d'un complot. Il avait demandé au juge Lacoursière de mettre fin aux procédures afin de lui permettre de vivre sa vie.

Fortement opposé à subir une évaluation dans un institut psychiatrique, Ghalmi avait proposé d'aller vivre dans une autre province canadienne. Il avait interrompu le président du tribunal à de nombreuses reprises afin de plaider une cause déjà entendue.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer