Guy Harvey reste derrière les barreaux

Guy Harvey fait face à des accusations de... (Audrey Tremblay)

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Guy Harvey fait face à des accusations de leurre et d'avoir rendu accessible à un enfant du matériel sexuellement explicite.

Audrey Tremblay

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(La Tuque) Guy Harvey demeurera derrière les barreaux pendant les procédures judiciaires. C'est ce qu'a décidé la juge Guylaine Tremblay aux termes de son enquête sur remise en liberté, jeudi. L'homme de 65 ans de La Tuque fait face à des accusations de leurre, et d'avoir rendu accessible à un enfant du matériel sexuellement explicite.

«Je ne peux pas remettre monsieur en liberté parce qu'il y a un risque de récidive peut-être en semblable matière, mais aussi en d'autres matières. Il a commis plusieurs infractions dans le passé», a affirmé la juge Guylaine Tremblay.

Cette dernière a même qualifié de troublant le fait que ce soit un individu qui a plusieurs antécédents de nature polymorphe et qu'il commette des infractions alors qu'il a un suivi probatoire actif.

L'avocate de l'accusé avait demandé que l'individu soit libéré avec des conditions très strictes, notamment une assignation à domicile 24 heures sur 24 et l'interdiction d'utiliser Internet. Toutefois, la juge s'est penchée du côté du procureur de la Couronne qui a soulevé que l'isolement n'était pas une solution et que le risque de récidive était bien réel.

«M. Harvey est quelqu'un de très isolé et on propose de l'isoler davantage», a affirmé la juge.

«La seule personne qu'il a identifiée comme une proche n'est pas ici aujourd'hui. On ignore sa réaction», a-t-elle ajouté.

L'accusé a souligné avoir une problématique et vouloir suivre une thérapie pour «arrêter de jouer sur Facebook si ça existe». Toutefois, la juge Tremblay s'est questionnée à savoir pourquoi il n'en avait jamais été question avec son agent de probation.

Le procureur de la Couronne n'a pas manqué de rappeler les antécédents judiciaires de l'individu et le fait que l'accusé aurait commis les gestes qui lui sont reprochés deux semaines après sa libération en septembre dernier alors qu'il était encore sous condition.

C'est le Service des enquêtes sur les crimes majeurs de la Sûreté du Québec qui a mené l'opération à la résidence de l'homme sur la rue Tessier à La Tuque, mercredi. Sur place, les policiers ont pu saisir du matériel informatique qui sera soumis à des analyses. D'autres accusations pourraient être déposées.

Le sexagénaire aurait eu des conversations avec un agent d'infiltration, qui utilisait un profil fictif d'une fillette de moins de 16 ans. Le suspect aurait commis une infraction de leurre.

L'accusé serait également entré en contact avec une jeune fille de Magog. Il l'aurait incité à lui envoyer des photos d'elle nue. Il lui aurait également transmis du matériel sexuellement explicite.

Guy Harvey est aussi accusé de bris de condition. Rappelons que le Latuquois avait fait beaucoup parler de lui l'été dernier. Il avait reconnu avoir logé un appel à la ligne Info-crime pour mentionner qu'une bombe allait exploser au mariage de Julie Snyder et Pierre Karl Péladeau. L'individu, qui a logé l'appel de sa résidence, avait commis le geste deux jours avant le mariage du célèbre couple. Il avait été condamné à deux ans de probation et de 200 heures de travaux communautaires.

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