Procès de Marc Isabelle: le musicien nie les abus sexuels

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Marc Isabelle

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le musicien et producteur Marc Isabelle a nié, mercredi, toute forme d'abus sexuels sur deux jeunes filles entre 1990 et 2011.

Dans le cadre de son procès pour des agressions sexuelles, attouchements sexuels, incitations à des contacts sexuels, voies de fait et menace, il a en effet réfuté les allégations des deux présumées victimes en disant que c'était totalement faux et qu'il ne les avaient jamais touchées.

À plusieurs reprises, il a mentionné que c'était impossible en raison de son emploi du temps très chargé. «Je ne les ai jamais touchées et ça ne concorde pas avec la façon dont ça se passait dans ma vie», a-t-il déclaré.

Selon lui, leurs allégations ne tiennent pas la route en faisant la nomenclature de ses activités professionnelles et du peu de temps et du contexte où il a pu se trouver en leur présence.

Il a entre autres donné l'exemple du fait qu'il lui était impossible de se mettre à genoux pour se livrer à des abus sexuels puisqu'il souffre d'excroissances aux genoux. On sait que l'une des plaignantes avait notamment décrit une agression au cours de laquelle il était à genoux derrière elle.

Il a tout au plus admis avoir un jour fait spontanément un «guili-guili» sur les seins de l'une d'elles (pour reprendre son expression) lors d'un «chamaillage d'amoureux» avec sa conjointe et en avoir éprouvé un malaise. La présumée victime avait alors surgi dans la pièce où ils se trouvaient.

Il a justement décrit cette plaignante comme une personne ayant des problèmes de comportement, qui fumait de la drogue à l'occasion et qui inventait des histoires.

Toujours selon lui, elle aurait prétendu pendant une année souffrir d'un cancer pour se soustraire à certaines obligations personnelles. Il aussi rappelé qu'elle a fait l'objet d'un diagnostic pour un trouble de personnalité limite.

Il s'est aussi défendu d'avoir été violent, tant physiquement que verbalement, avec les deux plaignantes. Il a reconnu qu'il pouvait avoir parfois levé le ton mais dans un contexte précis où il avait des explications à donner.

Toutefois, lorsqu'il a été contre-interrogé par la procureure de la Couronne, Me Catherine Vincent, il a adopté une attitude nettement plus défensive. Cette dernière s'est en effet attaquée à sa crédibilité en tentant de relever des contradictions et des invraisemblances dans son témoignage.

Non sans scepticisme, cette dernière lui a entre autres posé des questions sur les moments où il avait pu être seul avec les plaignantes. À plusieurs reprises, il a alors répété n'avoir jamais été véritablement seul avec elles en fournissant encore des détails sur ses occupations personnelles et professionnelles.

Il a aussi soutenu qu'il était toujours avec sa conjointe Anik Saint-Pierre. Selon ses dires, il fait tout avec elle depuis 21 ans; ils ont toujours le même horaire et sont toujours dans le même environnement et cela s'applique à partir du lever le matin jusqu'au coucher.

Le contre-interrogatoire va se poursuivre jeudi.

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