Martin Gélinas de retour devant le tribunal jeudi

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Martin Gélinas

François Gervais, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le dossier de Martin Gélinas, l'ex-vice-recteur aux ressources humaines de l'Université du Québec à Trois-Rivières, pourrait franchir une nouvelle étape ce jeudi, au palais de justice de Trois-Rivières, en lien avec les accusations de harcèlement criminel et bris d'engagement qui pèsent toujours contre lui.

Plus tôt cette semaine, sa cause a en effet été fixée sur le rôle criminel par le procureur de la Couronne, Me Benoît Larouche, et ce, afin de respecter l'ordonnance de la Cour d'appel. L'objectif premier est de fixer une date de procès.

Or, Me Larouche et Me Jean-François Bertrand à la défense ont entrepris des discussions depuis quelques semaines pour justement trouver un terrain d'entente. Il n'est donc pas impossible que la tenue d'un nouveau procès d'une durée de plusieurs jours soit évitée. Interrogé à ce sujet, Me Larouche a tout au plus répondu que le tribunal sera informé ce jeudi sur l'état des discussions si elles sont finalisées.

On sait que Martin Gélinas fait face à des accusations d'avoir harcelé Guylaine Beaudoin, ex-directrice du service des communications de la même université entre mai 2011 et avril 2013 à la suite d'un flirt et d'avoir brisé une promesse qui était de ne pas la contacter.

Il lui a envoyé plusieurs dizaines de messages textes dans lesquels il l'accusait d'avoir brisé sa vie personnelle et professionnelle et de l'avoir humilié. Au terme du procès, il avait été déclaré coupable mais avait cependant bénéficié d'une absolution conditionnelle. Martin Gélinas avait alors porté la cause en appel.

La Cour d'appel du Québec avait ensuite cassé, en février dernier, le verdict de culpabilité prononcé contre lui et ordonné la tenue d'un nouveau procès pour les deux chefs d'accusation tels que portés, soit harcèlement criminel et bris d'engagement.

Les trois juges de la Cour d'appel avaient notamment conclu que la juge Guylaine Tremblay, qui avait entendu la cause en première instance, avait omis de considérer les versions livrées par M. Gélinas qui contredisaient celles de Mme Beaudoin.

Elle aurait aussi «omis d'analyser l'ensemble de la preuve avant de décider que l'envoi de messages textes, dans un contexte professionnel fort houleux et démontrant que l'appelant était désespéré, constituait du harcèlement et que la plaignante avait raison de craindre pour sa sécurité». 

Tous ces événements étaient d'ailleurs survenus dans une période au cours de laquelle les relations de travail à l'UQTR étaient très mauvaises et que le conseil d'administration de l'UQTR avait même dû commander un diagnostic organisationnel. M. Gélinas avait d'ailleurs perdu son emploi.

À la lumière de cette décision de la Cour d'appel, l'avocat de M. Gélinas, Me Bertrand, avait suggéré un arrêt des procédures. Il avait même fait valoir que si jamais le procès devait être recommencé à zéro, un nouvel élément pourrait alors être mis en preuve que M. Gélinas et son avocat ignoraient au moment du premier procès, soit une entente à huis clos qui serait intervenue entre Mme Beaudoin et l'UQTR. Finalement, les discussions avec la Couronne pourraient conduire à un dénouement souhaitable de part et d'autre.

Martin Gélinas a confirmé qu'il sera présent ce jeudi au palais de justice mais a refusé de commenter le dossier. Il a cependant bien hâte que toute cette affaire, qui dure depuis trois ans, prenne fin. En ce sens, il soutient avoir déboursé à ce jour 510 000 $ en honoraires d'avocats pour ses démêlés criminels et civils, ce qui l'a obligé à vendre sa maison et à encaisser ses REER.

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