«Prof» de sexe

Stevens St-Onge est libre en attendant la suite... (Sylvain Mayer)

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Stevens St-Onge est libre en attendant la suite des procédures.

Sylvain Mayer

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «Il s'est vu en professeur.»

Tel est le commentaire prononcé vendredi par le juge Jacques Lacoursière à l'endroit de Stevens St-Onge tout juste avant de le déclarer coupable d'agression sexuelle sur une personne mineure.

Celui qui s'est vraisemblablement pris pour un «prof» de sexualité a reçu ce verdict au palais de justice de Trois-Rivières en raison d'événements survenus au tournant des années 2000. Selon la preuve soumise durant le procès, ce Louisevillois de 39 ans de petite taille a commis les gestes reprochés à Trois-Rivières.

Il a connu la victime, une fille de moins de 14 ans à l'époque, via un site de clavardage sur Internet. Décrite par la cour comme une personne ayant peu de connaissances en sexualité, la jeune fille a été invitée à se rendre au domicile de St-Onge par ce dernier. Elle a accepté, à l'insu de ses parents.

Selon ce qui a été évoqué en cour par la poursuite, St-Onge a fait un cunnilingus à la jeune fille à ce premier rendez-vous. À une autre occasion, St-Onge l'a attachée avec des bas afin d'éviter de laisser des marques sur sa peau. Il a inséré une aiguille à tricoter dans son vagin. La jeune fille a refusé que St-Onge la pénètre avec une bouteille de bière.

St-Onge a également montré à la jeune fille, avec son doigt, où était situé son clitoris et comment mettre un condom en s'exécutant comme modèle.

La défense affirmait que la jeune fille avait dit à St-Onge qu'elle avait 16 ans au moment des faits. Elle voulait savoir comment mettre un condom, ce que lui a montré l'homme, mais ce dernier a dit l'avoir retiré rapidement. De plus, St-Onge prétendait que la jeune fille avait quitté son logement avec satisfaction après qu'il lui eut montré où était situé son clitoris. Le toucher aurait été bref.

Le juge Jacques Lacoursière a effectué ce rappel de la cause avant de rendre son verdict. Le président n'a accordé aucune crédibilité à l'accusé. Selon le juge, St-Onge a atténué les gestes et son témoignage contenait de nombreuses incohérences.

En raison de la nature des actes et du contexte, l'accusé n'a pas pris les mesures raisonnables pour s'assurer de l'âge de la jeune fille. Le tribunal affirme que St-Onge savait qu'elle avait moins de 14 ans.

Selon le président du tribunal, le témoignage de la victime a été livré calmement et de façon crédible. La jeune fille a agi par curiosité sans rien dire à ses parents, soutient-il.

Stevens St-Onge devra revenir en cour le 11 juillet pour l'étape des représentations sur sentence.

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