Harcèlement criminel: le Montréalais Nizar Ghalmi sera évalué

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Trouvé coupable en avril de harcèlement criminel, Nizar Ghalmi devra bien malgré lui se soumettre à une évaluation psychiatrique visant à déterminer sa dangerosité et le risque de récidive.

Ghalmi est ce Montréalais qui avait développé un fort sentiment amoureux envers une ancienne collègue de travail à l'été 2014. Même s'ils ne se connaissaient pas, l'homme d'origine marocaine avait tenté de l'approcher à quelques reprises.

Il est devenu amoureux de cette femme à un tel point qu'en septembre 2014, il l'a pourchassée en voiture sur une distance de 100 km dans le but de lui offrir des fleurs. Paniquée, la femme enceinte avait alors quitté l'autoroute 40 à la hauteur de Maskinongé afin d'appeler les secours dans un café.

Ghalmi a toujours nié les faits durant son procès. De retour au palais de justice de Trois-Rivières jeudi pour la suite des procédures, l'homme de 32 ans a tenu le même genre de discours, disant au tribunal qu'il allait changer de province et demandant qu'on le laisse vivre sa vie.

Il a aussi tenu des propos qui ont fait sourciller la procureure de la Couronne, Me Marie-Eve Paquet, en affirmant qu'il devrait être le père d'un enfant de deux ans (la victime était enceinte lors des événements survenus il y a deux ans).

Me Paquet a demandé que Ghalmi fasse l'objet d'une évaluation psychiatrique. L'avocate de Ghalmi, Me Karine Bussière, a demandé le concours d'une agente de probation, question d'analyser la possibilité d'une évaluation psychiatrique.

Ghalmi a profité de la suspension de la cour pour quitter le palais de justice. Il est revenu après une promenade de 15 minutes. Il a quitté le palais une deuxième fois pour revenir une fois de plus après une balade de 15 minutes dans les environs du palais de justice.

Après avoir entendu les propos de l'agente de probation, le juge Jacques Lacoursière a ordonné que Ghalmi subisse une évaluation sur sa dangerosité, une option qu'a toujours refusée l'individu. Il devra aussi se soumettre à la préparation d'un rapport présententiel. Les résultats des deux évaluations seront présentés en cour le 28 septembre, date retenue pour les représentations sur sentence.

Nizar Ghalmi a été incapable de s'empêcher de réagir à la décision du juge Lacoursière. Lui coupant la parole à maintes reprises, Ghalmi a indiqué qu'attendre jusqu'en septembre, «c'est beaucoup pour remettre des fleurs».

Il a de plus indiqué qu'il lui sera difficile de passer tout ce temps sans communiquer avec la victime, alors qu'une interdiction d'entrer en contact avec cette femme lui est imposée comme condition de remise en liberté.

«Aller à l'hôpital psychiatrique, ça détruit ma vie. Donnez-moi la chance de me défendre», a déclaré Nizar Ghalmi au juge Lacoursière, en l'implorant d'arrêter tout le processus judiciaire pour lui permettre de refaire sa vie ailleurs.

Le juge a rappelé à l'individu qu'il doit respecter ses conditions de remise en liberté durant toute la durée des procédures. Le président du tribunal a expliqué sa décision en précisant à Ghalmi que ces évaluations pourront être utiles dans son analyse de la sentence qu'il devra lui imposer.

Nizar Ghalmi devra se rendre à un hôpital psychiatrique, vraisemblablement à l'institut Pinel de Montréal, en visites externes, pour se soumettre à cette évaluation psychiatrique au cours des prochains mois.

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