Voies de fait sur un bambin de trois ans: la sentence de Georges Tsagatakis sera rendue le 3 juin

La sentence qui pourrait être imposée à Georges Tsagatakis pour des voies de... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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François Gervais, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La sentence qui pourrait être imposée à Georges Tsagatakis pour des voies de fait sur un bébé de trois ans se situe entre la simple amende et la peine de prison ferme.

C'est du moins ce qui ressort des plaidoiries sur sentence qui ont eu lieu, jeudi, au palais de justice de Trois-Rivières. D'une part, la procureure de la Couronne Me Martine Tessier a réclamé une peine de prison ferme de quatre à six mois.

Selon elle, le tribunal doit porter une attention particulière aux facteurs de dénonciation et de dissuasion, puisque les gestes reprochés à l'ancien propriétaire des restaurants Belle Province sont pour le moins aggravants.

Entre juillet 2011 et février 2012, Tsagatakis s'est livré à des voies de fait sur un bébé de trois ans à quelques reprises. Il lui a notamment ouvert la bouche pour le forcer à ingérer un spaghetti au point de l'étouffer. Mécontent qu'il ait uriné dans son pantalon, il l'a frappé avec une botte.

À une autre reprise, il a projeté le jeune sur une poubelle qui s'est renversée sur lui. Enfin, il lui a mis son pied sur la tête parce qu'il jouait avec une friteuse dans le restaurant.

Dans l'esprit de Me Tessier, il est clair que cet individu a des problèmes d'agressivité et de colère.

Outre ces voies de fait contre un enfant, il a d'ailleurs été reconnu coupable de menaces envers une employée du restaurant qui l'avait dénoncé aux autorités pour son comportement violent.

Qui plus est, il compte des antécédents de même nature: en 1994, il avait écopé de 18 jours de prison pour harcèlement, voies de fait et menaces.

En 2002, il avait été condamné à neuf mois avec sursis pour voie de fait. Enfin, en 2004, il s'était vu imposer une peine de 40 mois de prison pour des gestes de violence et du harcèlement envers une ex-conjointe et un enfant. Il avait même dû verser 180 000 $ à cette femme à titre de dommages et intérêts.

Pour toutes ces raisons, Me Tessier estime qu'une peine de prison ferme doit être imposée, ce qui n'est pas du tout l'avis de l'avocat de la défense Me Yvan Braun. Ce dernier a pour sa part suggéré une amende ou encore une peine de prison à être purgée dans la collectivité.

Il a notamment indiqué que son client était tout de même un actif pour la société puisqu'il travaille 50 heures par semaine comme cuisinier dans l'un des restaurants La Belle Province.

Tsagatakis aurait fait deux faillites depuis 2012 dont l'une de nature corporative en lien avec ses restaurants et la seconde personnelle en 2016. Il a aussi insisté sur le fait que l'enfant n'avait pas de blessures et encore moins de séquelles consécutives aux gestes de violence.

En tenant compte de la gravité objective des crimes, il croit que Tsagatakis serait admissible à une peine dans la collectivité, à défaut de lui imposer une amende.

La juge Guylaine Tremblay a pris la cause en délibéré. Elle fera connaître la sentence le 3 juin.

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