La criminalité en baisse à Trois-Rivières

En 2015, la criminalité a connu une baisse... (Photo: archives Le Nouvelliste)

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En 2015, la criminalité a connu une baisse de 1 % par rapport à l'année précédente, avec des baisses marquées des crimes contre la propriété de 34 % ainsi que de la conduite avec les facultés affaiblies, aussi en baisse de 16 %.

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(Trois-Rivières) Pour une sixième année consécutive, la criminalité enregistre une baisse à Trois-Rivières. C'est du moins ce qui ressort du plus récent rapport annuel de la Sécurité publique de Trois-Rivières, rendu public vendredi matin.

En 2015, la criminalité a en effet connu une baisse de 1 % par rapport à l'année précédente, avec des baisses marquées des crimes contre la propriété de 34 % ainsi que de la conduite avec les facultés affaiblies, aussi en baisse de 16 %.

Le taux global de solution des crimes est passé à 56,2 % en 2015, en constante augmentation depuis 2011 où il se situait à 52,2 %.

«C'est plus d'un crime sur deux qui est résolu à Trois-Rivières. C'est majeur et ça nous place facilement en tête de peloton des corps policiers au Québec sur cette statistique», a fait savoir le directeur de la Sécurité publique, Francis Gobeil.

L'année 2015 aura toutefois été marquée par une forte hausse des crimes de nature sexuelle, soit une hausse de 38 % des agressions sexuelles et une hausse de 76 % des infractions de nature sexuelle. Une statistique qui pourrait grandement s'expliquer par la plus grande sensibilisation faite dans la société par rapport à ces infractions, mais également au débat public qui incite de plus en plus les victimes à dénoncer ces crimes, croit Francis Gobeil.

Par ailleurs, les contraventions pour le stationnement, la vitesse et les infractions au code de la sécurité routière ont connu une hausse de 11,5 % par rapport à l'an dernier, avec 31 140 contraventions. Un nombre toutefois inférieur à 2011, où 31 315 contraventions avaient été données.

Le directeur de la Sécurité publique, Francis Gobeil,... (Sylvain Mayer) - image 2.0

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Le directeur de la Sécurité publique, Francis Gobeil, au centre, est entouré de ses deux successeurs qui prendront sa relève après sa retraite, le 29 avril. René Martin, directeur des opérations policières, et Danny Cloutier, directeur des opérations incendie, seront à la tête de la Sécurité publique au cours des prochains jours.

Sylvain Mayer

Santé mentale

Les interventions en ce qui a trait à la santé mentale connaissent une forte hausse encore cette année, avec 423 interventions en 2015, totalisant tout près de 1000 heures de travail policier non consacré à des infractions criminelles. Une statistique qui aurait doublé par rapport à 2014, et une problématique pour laquelle la haute direction se montre particulièrement préoccupée.

«Il existe une formation en désescalade disponible à l'École de police. Nos jeunes recrues de moins de 3 ans d'ancienneté ont reçu la formation», précise Francis Gobeil, qui admet que la formation demeure l'outil principal pour mieux intervenir dans ces situations. Les quelque 200 policiers de la Sécurité publique pourraient tous être appelés à suivre cette formation, permettant ainsi de mieux comprendre la situation lorsqu'ils sont appelés à intervenir auprès de cette clientèle particulière.

Technologies

La Sécurité publique de Trois-Rivières consacre par ailleurs ses énergies notamment à évaluer les nouvelles technologies en place et disponibles pour contribuer à améliorer les techniques d'enquête. Parmi elles, l'achat tout récent d'un drône, au coût de 2000 $, exige que la Sécurité publique se penche d'abord sur la question de son utilisation avant de le faire entrer en fonction. Elle participe d'ailleurs à un comité provincial regroupant 32 corps policiers à travers la province pour en déterminer l'utilisation.

La Sécurité publique s'est également questionnée sur l'utilisation potentielle de caméras corporelles sur tous ses agents, comme il se fait à certains endroits aux États-Unis, ou dans quelques villes canadiennes qui en ont fait l'essai. Il semble cependant que ce soit la question de la gestion de ces images qui pose problème, spécialement au niveau de l'augmentation de la charge de travail pour l'archivage et la recherche lors de demandes d'accès à l'information.

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