Une éducatrice en milieu familial aurait forcé des bébés à manger

Une éducatrice en milieu familial de Bécancour, Lise Laliberté Brochu, doit... (François Gervais)

Agrandir

François Gervais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Une éducatrice en milieu familial de Bécancour, Lise Laliberté Brochu, doit faire face à la justice pour des gestes de violence qu'elle aurait posés sur des bébés âgés d'un an.

La dame, âgée de 62 ans, a en effet comparu au palais de justice de Trois-Rivières jeudi après-midi où elle a été formellement accusée de voies de fait sur deux bébés. Les 21 et 22 mars dernier, la dame aurait utilisé des méthodes éducatives jugées sévères et exagérées en forçant les deux présumées victimes à manger.

Selon la preuve policière qui a été recueillie, elle aurait notamment obligé les bébés qui régurgitaient à ravaler leur vomi. Les jeunes victimes en auraient même perdu le souffle au cours de ses manoeuvres qui ont duré de longues minutes. La prévenue leur aurait également versé un verre d'eau à la figure.

C'est une jeune employée de sa garderie en milieu familial qui a porté plainte aux autorités après avoir été témoin des gestes qui sont reprochés à la dame. Les Centres de la petite enfance ont d'ailleurs suspendu les activités de la garderie le 29 mars dernier.

Une enquête policière a également été faite, ce qui a conduit au dépôt d'accusations contre elle. La procureure de la Couronne, Me Catherine Roberge, a précisé cependant que les deux chefs de voie de fait ont été portés par voie de déclaration sommaire, et non sur acte criminel de sorte que la peine est moins sévère en bout de ligne.

En effet, les voies de fait simples sont passibles d'une sentence maximale de cinq ans d'emprisonnement lorsque l'accusation est portée par voie d'acte criminel et de 6 mois lorsque portée par voie sommaire.

La Couronne ne s'est pas objectée à sa remise en liberté puisque la suspecte n'a pas d'antécédent judiciaire. Elle devra cependant respecter certaines conditions dont celle ne pas occuper un emploi bénévole ou rémunéré qui la placerait en présence d'enfants de moins de six ans. Elle devra revenir en cour le 17 juin.

À la sortie du tribunal, son mari Jean Brochu a pour sa part tenu à réfuter les allégations de violence.

«C'est totalement faux. Ce n'est pas de la maltraitance du tout. Avec elle, les enfants doivent manger tout simplement. Elle a sa garderie depuis 26 ans et elle a une très bonne réputation auprès des familles. Elle a beaucoup d'expérience. Tout ça est davantage une histoire de jalousie», a-t-il mentionné.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer