Complot pour meurtres: un mineur envoyé en examen psychiatrique

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L'arrestation, qui a eu lieu dans un centre de divertissement du boulevard des Chenaux, a nécessité la mobilisation de près d'une dizaine de voitures de police.

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le jeune homme de 17 ans, qui fait face à neuf chefs d'accusation dont quatre de complot pour meurtre, sera envoyé à l'Institut Philippe-Pinel pour y subir une évaluation psychiatrique visant à déterminer sa responsabilité criminelle.

Lors du retour de l'adolescent devant le Tribunal de la jeunesse mardi matin, son avocat Me Louis R. Lupien a en effet obtenu du juge Jacques Rioux une ordonnance pour faire évaluer son client en raison de sa problématique de santé mentale. Le prévenu est suivi par un pédopsychiatre et doit prendre une médication parce qu'il est atteint du syndrome de Gilles de la Tourette.

Me Lupien a d'ailleurs pris soin de faire témoigner un psychoéducateur qui s'occupe du jeune homme depuis quelques années. Celui-ci a décrit le prévenu comme un solitaire, dont la capacité d'introspection est inexistante. Selon lui, l'adolescent a pour habitude de créer sa propre réalité au point de ne pas réaliser la gravité des gestes qui lui sont reprochés. Le psychoéducateur s'est même dit inquiet du fait qu'il a un sens critique très faible. En ce sens, il soutient qu'il est davantage un «suiveux» qu'un leader de sorte qu'il est facile de lui faire commettre des bêtises.

Il n'a pas caché non plus qu'il était inquiet de son imprévisibilité puisqu'il en a lui-même été témoin. Enfin, il a ajouté que le jeune homme a eu de la difficulté à poser des actions pour mettre un terme à des problématiques de consommation et de violence.

Pour toutes ces raisons, Me Lupien a demandé au juge Jacques Rioux d'émettre une ordonnance pour que son client soit évalué pour une période de 30 jours à Pinel et ce, dans les plus brefs délais compte tenu des discussions récentes qu'il a eues avec le psychiatre Louis Morissette. Le procureur de la Couronne, Me Hippolite Brin, a pour sa part soumis le tout au tribunal.

Le juge Rioux a conclu que la défense avait soumis des motifs suffisants pour appuyer sa demande, tout particulièrement en ce qui concerne le faible sens critique du jeune homme, sa capacité d'introspection inexistante et sa propension à construire sa propre réalité. Il est aussi d'avis qu'il en va de l'intérêt de la justice et du jeune homme.

Le prévenu sera envoyé à Pinel dès qu'un psychiatre sera prêt à l'accueillir. Il va y demeurer sous garde durant la période d'évaluation. Il sera ramené en cour le 3 mai pour la suite des procédures. Présentement, l'adolescent est toujours au stade de l'enquête sur caution puisque la Couronne s'objecte à sa remise en liberté.

Rappelons que lui et Guillaume Picotte, 18 ans, font face à neuf chefs d'accusations, soit d'avoir comploté pour assassiner l'ex-petite copine de l'un des suspects, les parents de celle-ci et son jeune frère. Ils sont également accusés d'avoir comploté afin d'enlever l'adolescente, d'avoir comploté pour s'introduire par effraction dans sa résidence, d'avoir comploté pour commettre des vols qualifiés, de tentative d'introduction par effraction dans ladite maison et d'avoir eu en leur possession des armes blanches dans un dessein dangereux.

Les 17 et 18 mars, les deux suspects auraient élaboré un scénario visant à tuer l'ancienne amie de coeur de l'un d'eux et des membres de sa famille. Ils auraient même tenté de s'introduire dans leur résidence du secteur Trois-Rivières-Ouest vendredi dernier. Ils ont été interceptés par les policiers avant qu'ils ne commettent l'irréparable. Ils circulaient alors en voiture sur le boulevard des Chenaux.

Par ailleurs, le dossier de Picotte reviendra devant la cour du Québec le 12 avril pour la forme. La Couronne s'est également objectée à sa remise en liberté.

Celui-ci a décrit le prévenu comme un solitaire, dont la capacité d'introspection est inexistante. Selon lui, l'adolescent a pour habitude de créer sa propre réalité au point de ne pas réaliser la gravité des gestes qui lui sont reprochés.

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