Pas de semi-liberté pour Vadeboncoeur

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Alexis Vadeboncoeur

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alexis Vadeboncoeur vient d'essuyer un nouveau refus dans ses démarches visant à obtenir une libération conditionnelle, plus particulièrement une semi-liberté.

Il vient en effet d'être débouté par la section d'appel de la Commission des libérations conditionnelles du Canada qui a confirmé la décision rendue le 23 septembre 2015.

Le jeune homme avait écopé en avril 2014 d'une peine de quatre ans et demi de prison pour une série de crimes commis entre octobre 2012 et mars 2014, dont les deux vols qualifiés perpétrés à la même pharmacie Jean Coutu du boulevard des Récollets de Trois-Rivières. On se rappellera que c'est à la suite du premier vol de médicaments le 2 février 2013 qu'une caméra de surveillance du Cégep de Trois-Rivières avait filmé son arrestation musclée par quatre policiers.

D'emblée, les commissaires chargés d'évaluer sa demande en 2015 avaient unanimement refusé de lui accorder une semi-liberté considérant qu'il représentait un risque inacceptable pour la société. Un mois plus tard, soit en octobre 2015, Vadeboncoeur portait la décision en appel sous prétexte que les commissaires avaient fondé leur décision sur des informations erronées ou incomplètes notamment quant au risque de récidive. Il invoquait aussi comme motif d'appel le caractère déraisonnable de la décision.

La section d'appel conclut finalement que les informations utilisées par les commissaires pour motiver leur refus correspondent à celles contenues dans son dossier. Son équipe de gestion de cas évalue bel et bien son risque de récidive comme étant élevé et ne recommande pas de semi-liberté à ce stade de sa peine. Cette semi-liberté lui aurait permis de quitter la prison le jour seulement afin de participer à des activités dans la collectivité en vue de se préparer à une libération conditionnelle.

La section d'appel est également d'avis que la Commission des libérations conditionnelles a bien soupesé les éléments positifs et négatifs de son cas avant d'en arriver à une décision. Les commissaires ont notamment tenu compte du fait qu'il se responsabilisait face à ses crimes, qu'il avait bénéficié d'un traitement de substitution aux opiacés et qu'il était ouvert à des interventions.

Toutefois, ils s'étaient surtout montrés préoccupés par l'aggravation de ses délits de nature violente, de sa difficulté à respecter ses engagements et de ses rechutes dans la consommation. Selon eux, les progrès étaient très récents et méritaient d'être observés sur une plus longue période de temps.

La section d'appel a donc conclu que la Commission avait raison de croire que le risque de récidive était considéré comme inacceptable pour la société. «Il n'était pas déraisonnable pour la Commission de conclure qu'il vous reste du travail à accomplir pour faire preuve de crédibilité et de stabilité avant d'être mis en liberté», peut-on lire dans le document de la section d'appel adressé à Alexis Vadeboncoeur.

En terminant, rappelons que le procès des quatre policiers de Trois-Rivières en lien avec les diverses accusations portées contre eux, notamment celle de voie de fait, commencera le 19 septembre.

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