Fillette retrouvée inanimée à Drummondville: «C'était horrible»

La petite Marylie Labarre, sauvée in extremis de la noyade vendredi à... (Facebook)

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Yanick Poisson
La Tribune

(Drummondville) La petite Marylie Labarre, sauvée in extremis de la noyade vendredi à Drummondville, se trouvait toujours dans un coma artificiel, dimanche après-midi, mais son état de santé tendait à s'améliorer.

La fillette est intubée et la concentration d'oxygène qu'on lui insuffle est passée de 80 % à 45 %. Lorsqu'elle atteindra 21 %, soit une concentration semblable à l'air ambiant, elle pourra respirer d'elle-même. «Elle est encore entre la vie et la mort, mais son état est stable et elle semble vouloir aller mieux.

Tant qu'elle sera intubée, ce ne sera pas gagné», explique Patricia Demers, la tante de la fillette qui a célébré son deuxième anniversaire, samedi, sur son lit d'hôpital à l'Hôpital Fleurimont du CIUSSS de l'Estrie-CHUS.

Mme Demers est la première à avoir trouvé Marylie, alors qu'elle gisait inanimée dans un fossé rempli d'eau aux abords d'un terrain vacant, dans le secteur de la rue Sigouin. Elle s'est empressée de sortir la petite victime de l'eau et ce qu'elle a aperçu la marquera à jamais.

«Je ne sais pas à quoi ressemble un mort, mais je crois qu'elle était morte. Elle avait la peau bleue, les yeux virés à l'envers et la langue sortie, c'était horrible, je n'arrête pas d'y penser», raconte-t-elle, encore émue.

Celle qui venait à peine de terminer une formation en réanimation cardiorespiratoire a pris son courage à deux mains et a amorcé les manoeuvres sur le petit corps. «Avec le stress, j'avais tout oublié, j'y suis allée instinctivement.»

Les policiers ont pris la relève après quelques minutes de manoeuvres qui ont paru une éternité. À un certain moment, la gamine s'est mise à respirer. Au moment de l'embarquer dans l'ambulance, tous les espoirs étaient permis.

Une fois à l'Hôpital Sainte-Croix, on s'est toutefois aperçu que les poumons de Marylie étaient gravement affectés et on craignait aussi pour son cerveau. Son état de santé a justifié son transport à Sherbrooke.

«Je m'en veux tellement»

Patricia Demers et sa soeur Julie (la mère de Marylie) sont rongées par les remords depuis les événements de vendredi. Ce bel après-midi ensoleillé au cours duquel les enfants s'amusaient à faire voler des cerfs-volants s'est transformé en véritable cauchemar. Il n'a suffi que de quelques instants d'inattention pour que la bambine prenne le large et tombe dans le fossé qui contenait environ cinq pieds d'eau.

«Je m'en veux tellement. Je surveillais mes enfants du coin de l'oeil, mais je n'ai pas pensé à regarder où était rendue Marylie. La fille de Julie, c'est comme ma fille. Nous avions tous les yeux rivés vers le ciel», explique-t-elle les yeux au bord des larmes.

Puisque Julie Demers et son conjoint Steven Labarre vivent de l'aide sociale et qu'ils n'ont pas de voiture, ils ont besoin d'un coup de pouce pour se rendre au chevet de leur fille. Dans l'optique de leur venir en aide, Patricia Demers a créé une page Facebook intitulée Sauvons Marylie, sur laquelle elle incite les gens à donner.

«Ils n'ont pas de moyen de transport et comme ils ont sauté à l'eau avec leur téléphone dans leurs poches, ils n'ont plus de moyen de communication non plus. Ils doivent aussi s'alimenter là-bas, ce n'est pas évident», signifie-t-elle.

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