Tourigny à l'ombre pour cinq mois

Maxim Tourigny écope d'une peine d'emprisonnement de cinq mois pour entre... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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François Gervais, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Maxim Tourigny écope d'une peine d'emprisonnement de cinq mois pour entre autres avoir menacé une ex-conjointe de diffuser sur les réseaux sociaux des images à caractère sexuel la mettant en vedette.

L'homme de 38 ans a plaidé coupable d'extorsion et de voies de fait envers cette femme qui a été sa conjointe durant environ deux ans.

Des images de leurs rapports sexuels ont été filmés durant leur vie commune, à Bécancour.

Durant son témoignage lors des représentations sur sentence, la femme a précisé qu'elle savait qu'elle était filmée, mais cela a engendré de la honte et un malaise. Tourigny a aussi pris des photos intimes de son amoureuse. Elle lui a demandé d'effacer les documents.

En 2015, la dame a mis fin à la relation, reprochant entre autres à Tourigny sa consommation de drogues. Les menaces de dévoiler les images à caractère sexuel ont commencé, car Maxim Tourigny refusait la rupture. Il a déclaré qu'il allait envoyer ces images à la famille de son ex-conjointe et les diffuser via Facebook.

Tourigny a menacé de se suicider si son ex ne le reprenait pas. Il lui a donné de l'information pour l'inciter à retirer sa plainte. De plus, il n'a pas respecté différentes conditions imposées à sa remise en liberté.

Tourigny a aussi refusé d'arrêter son camion lorsque son ex s'est retrouvée devant lui afin de tenter de récupérer de l'argent qui se trouvait dans le véhicule. Elle s'est braquée devant le camion conduit par l'homme. Au lieu de freiner, il a appuyé sur l'accélérateur. La dame n'a pas été blessée.

Jeudi, l'avocat de Maxim Tourigny, Me Emmanuel Ayotte, a tenté de convaincre le juge Jacques Lacoursière de limiter la peine d'emprisonnement à trois mois, tout en soustrayant la détention préventive de 37 jours. Me Ayotte plaidait que son client regrettait ses gestes, qu'il n'avait aucun antécédent judiciaire et qu'il avait toujours occupé un emploi.

Me Ayotte a rappelé que son client a mal encaissé la rupture, ce qui l'a fait sombrer dans une dépression. Cet homme a besoin de soins, selon l'avocat de la défense.

Me Marie-Ève Paquet estimait pour sa part que Tourigny semblait minimiser sa responsabilité dans les événements.

Même si Tourigny affirme que les images ont été effacées, Me Paquet est convaincue que l'homme y a encore accès, ce qui est grandement stressant pour la victime.

Soulignant qu'il avait enfreint des conditions de remise en liberté et que ses gestes avaient causé beaucoup de problèmes sérieux à son ex-conjointe, Me Paquet désirait que la cour impose une peine nette de six mois à Tourigny.

Sans aller aussi loin que la proposition de la Couronne, le juge Lacoursière a tout de même retenu que Tourigny atténue sa responsabilité face aux événements.

La violence, les textos répétitifs, les menaces, la manipulation dont il a fait preuve pour obtenir ce qu'il voulait, tous ces facteurs sont considérés comme aggravants par le président du tribunal.

«Je suis convaincu d'avoir devant moi une femme forte (la victime) et vous avez réussi à la fragiliser. Vous ne méritez pas de félicitations. Le tort causé est énorme», a lancé le juge Lacoursière.

En plus de devoir purger une peine de cinq mois, Maxim Tourigny devra respecter une période de probation de trois ans, ne pas communiquer avec son ex-conjointe, ne pas posséder d'armes à feu durant une période de 10 ans et fournir un échantillon d'ADN.

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