La policière Stéfanie Trudeau en appelle de sa condamnation

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Le juge Daniel Bédard avait rendu un verdict de culpabilité contre Stéfanie Trudeau le 25 février dernier.

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La Presse Canadienne

L'ex-policière Stéfanie Trudeau, mieux connue sous le nom de « matricule 728 », en appelle de sa condamnation pour voies de fait.

Son avocat, Jean-Pierre Rancourt, a confirmé vendredi avoir déposé l'avis d'appel la semaine dernière.

Le juge Daniel Bédard avait rendu un verdict de culpabilité contre la femme le 25 février dernier.

Me Rancourt a expliqué en entrevue téléphonique avoir plusieurs reproches à formuler contre le jugement.

Il estime notamment que le juge aurait dû tenir compte du fait que l'État a retiré les accusations contre les trois individus impliqués dans l'arrestation musclée de celle qui était alors policière pour le Service de police de la ville de Montréal (SPVM) pour qu'ils fassent des déclarations contre elle. Un tel « marchandage » est inacceptable, a dénoncé Me Rancourt. Il dit que le juge a tranché que cette preuve n'avait pas été faite, ce que réfute l'avocat.

Il reproche aussi au juge d'avoir préféré les témoignages des trois présumées victimes plutôt que ceux des sept policiers.

Stéfanie Trudeau avait été accusée en lien avec une intervention survenue en octobre 2012, sur le Plateau Mont-Royal, pour une affaire de consommation de bière sur la voie publique qui avait dégénéré.

Lorsqu'elle avait demandé à un citoyen, Rudi Ochietti, de décliner son identité et que celui-ci lui avait demandé pourquoi, la policière l'avait maîtrisé de force, alléguant un refus de s'identifier.

La scène avait été filmée par un ami de M. Ochietti, Serge Lavoie, qui avait aussi insulté la policière. Celle-ci s'était alors lancée à sa poursuite pour le rattraper dans un escalier, l'empoignant au cou à deux reprises. La justification de cette intervention était qu'il entravait le travail policier.

Dans sa décision, le juge Bédard affirme qu'il n'y avait pas là d'entrave. Il a aussi qualifié de « brutale et dangereuse » l'intervention de Stéfanie Trudeau, ajoutant que « c'est la rage et non la nécessité qui guide l'accusée ».

La policière doit connaître sa peine en mai.

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