Rapport sur le décès de Maxime Fournier: l'organisation est rassurée

Le directeur du Service de sécurité incendie de... (Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

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Le directeur du Service de sécurité incendie de Shawinigan, François Lelièvre et le directeur adjoint, Carl Boulianne, ont commenté le rapport du coroner sur le décès de Maxime Fournier, mardi après-midi.

Sylvain Mayer Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Même si la coroner Lyne Chouinard souligne la qualité de l'intervention des premiers répondants lors du décès tragique de Maxime Fournier à la fin de la sixième édition du Demi-marathon des pompiers, le Service de sécurité incendie de Shawinigan reste à l'affût des meilleures méthodes d'intervention pour repousser les risques qu'un drame semblable à celui du 7 juin 2015 se répète.

En début d'après-midi mardi, le directeur, François Lelièvre ainsi que le directeur adjoint et organisateur de l'événement, Carl Boulianne, ont commenté le rapport rendu public la semaine dernière. Ils ne se sont pas avancés sur la qualité des soins dispensés par le médecin sur place, un élément qui constitue le fait saillant de cette enquête.

Rappelons que dans son rapport, Mme Chouinard se demande pourquoi le médecin a décidé de «cesser prématurément» les manoeuvres de réanimation qui étaient effectuées par les techniciens ambulanciers- paramédics. Ces derniers ont tenté de le convaincre, sans succès, de compléter le protocole de réanimation avant le transport en ambulance. 

Bien qu'elle identifie plusieurs facteurs qui ont pu entraîner une arythmie dans ce cas précis, la coroner se demande si «l'accès des soins avancés en réanimation cardiaque aurait pu contribuer à augmenter un peu ses chances de survie.» Elle se réfère au fait que le médecin sur place pratiquait en urgence.

M. Lelièvre souligne qu'il n'appartient pas à un service de sécurité incendie de juger la qualité de l'intervention ou les compétences d'un professionnel de la santé.

«Nous avions un médecin bénévole», fait-il remarquer. «Ce bout-là ne nous appartient pas. Nous n'avons pas les connaissances techniques ou médicales pour commenter.»

«Un urgentologue est une personne qui répond en cas d'urgence», glisse M. Lelièvre. «On pense que ça peut être une bonne personne. Nous, on pensait que c'était la meilleure personne et on le pense encore aujourd'hui.»

Les deux officiers indiquent qu'ils voulaient livrer leurs commentaires pour répondre à plusieurs citoyens visiblement curieux de connaître leur appréciation du rapport de ce triste événement.

«L'important, pour nous, était de faire la distinction entre ce qui s'est passé sur le plan médical et l'organisation du demi-marathon», précise M. Boulianne. «Nous voulions rassurer les gens comme quoi la sécurité reste le fer de lance de l'événement.»

Aucun reproche

Le décès du pompier de 21 ans avait complètement bouleversé le Service de sécurité incendie, l'an dernier. M. Lelièvre confie d'ailleurs que «la blessure est encore profonde.» 

Le rapport du coroner confirme la qualité de l'encadrement et de l'intervention des premiers répondants au demi-marathon, ce qui rassure l'organisation. En fait, la coroner ne lui formule aucune recommandation.

«Ça fait partie de notre travail de se remettre en question, de revoir ce que nous faisons, de relire pourquoi nous avons fait ces choses et se demander si on peut s'améliorer», indique M. Lelièvre. «On pensait qu'on était corrects, mais quelqu'un de l'extérieur nous l'a confirmé.»

Tout au long de son rapport de six pages, la coroner explique avec minutie les interventions qui avaient suivi l'effondrement de M. Fournier au coin de la 7e Rue et de la 7e Avenue, dans le secteur Grand-Mère. Plusieurs bénévoles avec les qualifications requises étaient alors intervenus promptement pour réanimer le jeune coureur.

«La Fédération québécoise d'athlétisme donne un guide des pratiques normales à mettre en place pour la sécurité. Nous avons essayé de le bonifier», explique M. Boulianne, pour qui l'amélioration de la sécurité demeure une préoccupation continuelle malgré ce rapport rassurant.

Depuis plusieurs mois, des camions du Service de sécurité incendie de Shawinigan sont décorés d'un autocollant à la mémoire de Maxime Fournier. 

«On veut garder ça le plus sobre possible», mentionne M. Lelièvre. «C'est comme si un de nos enfants était décédé. On essaie de gratter le bobo le moins possible. On veut garder de bons souvenirs.»

La septième édition du Demi-marathon des pompiers se déroulera le 12 juin et le souvenir de Maxime Fournier imprégnera évidemment cette journée. M. Boulianne n'ose pas prédire l'effet de cet événement tragique sur les inscriptions pour la course de cette année.

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