Complot pour meurtres: une évaluation psychiatrique réclamée

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Les 17 et 18 mars, les deux suspects auraient élaboré un scénario visant à tuer l'ancienne amie de coeur de l'un d'eux et des membres de sa famille.

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'avocat qui assure la défense du jeune homme de 17 ans accusé de complot pour meurtres réclame une évaluation psychiatrique sur sa responsabilité criminelle.

Lors du retour de son client devant le Tribunal de la jeunesse mardi, Me Louis R. Lupien a en effet indiqué qu'il avait des motifs raisonnables de croire que l'adolescent ne distinguait pas le bien du mal au moment des faits qui lui sont reprochés. Il a notamment fait référence au profil de l'accusé, à son comportement et à sa médication. C'est pourquoi il soutientqu'une évaluation sur sa responsabilité criminelle devrait être effectuée.

Or, le procureur de la Couronne, Me Hippolite Brin, conteste cette demande. Selon lui, il dispose plutôt de motifs de croire que cet examen n'est pas justifié dans les circonstances. Il entend d'ailleurs faire témoigner quatre personnes, dont l'enquêteur au dossier, pour soutenir son objection. Me Brin a même parlé du dossier de ce jeune homme comme un cas exceptionnel puisqu'il est peu courant qu'une telle demande fasse l'objet d'un débat. Les plaidoiries sur cette demande auront donc lieu le 24 mars.

D'ici là, l'accusé demeure détenu puisque la Couronne s'objecte à sa remise en liberté. Il est encore trop tôt pour savoir si une enquête sur caution aura lieu. Il lui est par ailleurs interdit d'entrer en contact avec les victimes qui étaient visées par le complot. Il ne peut pas non plus entrer en contact avec son présumé complice, Guillaume Picotte, 18 ans, de même qu'avec ses propres parents sauf en présence de son avocat.

Rappelons que les deux suspects font face à neuf chefs d'accusations, soit d'avoir comploté pour assassiner l'ex-petite copine de l'un des suspects, les parents de celle-ci et son jeune frère. Ils sont également accusés d'avoir comploté afin d'enlever l'adolescente, d'avoir comploté pour s'introduire par effraction dans sa résidence, d'avoir comploté pour commettre des vols qualifiés, de tentative d'introduction par effraction dans ladite maison et d'avoir eu en leur possession des armes blanches dans un dessein dangereux.

Dans le cas de Guillaume Picotte, il reviendra en cour le 12 avril pour la forme. La Couronne s'est également objectée sa remise en liberté. Or, s'il veut recouvrer sa liberté durant les procédures judiciaires, le jeune homme et son avocat Me Jean-François Lauzon devront se présenter devant la Cour supérieure.

Les 17 et 18 mars, les deux suspects auraient élaboré un scénario visant à tuer l'ancienne amie de coeur de l'un d'eux et des membres de sa famille. Ils auraient même tenté de s'introduire dans leur résidence du secteur Trois-Rivières-Ouest vendredi dernier. Ils ont été interceptés par les policiers avant qu'ils ne commettent l'irréparable. Ils circulaient alors en voiture sur le boulevard des Chenaux.

C'est la mère d'un des suspects qui aurait alerté les policiers sur le projet en cours.

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