Complot pour meurtres: neuf chefs d'accusation contre les deux complices

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Guillaume Picotte, 18 ans de Saint-Paulin, fait face à neuf chefs d'accusation.

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les deux jeunes arrêtés vendredi dernier pour le complot de meurtres ont formellement comparu lundi après-midi au palais de justice de Trois-Rivières.

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Le plan macabre des deux jeunes hommes a été déjoué avant une issue aussi dramatique que celle du triple meurtre de la rue Sicard.

L'un d'eux est Guillaume Picotte, 18 ans de Saint-Paulin. Quant à l'identité de son présumé complice, également de Saint-Paulin, on ne peut la dévoiler, car il a 17 ans.

Ils font tous les deux face à neuf chefs d'accusation dont les plus importants sont d'avoir comploté pour assassiner quatre personnes, soit l'ex-petite copine de l'un des suspects, qui est âgée de 17 ans, ses parents et son jeune frère.

Ils sont également accusés d'avoir comploté afin d'enlever l'adolescente, d'avoir comploté pour s'introduire par effraction dans sa résidence et d'avoir comploté pour commettre des vols qualifiés. Enfin, on leur reproche d'avoir tenté de s'introduire par effraction dans ladite maison et d'avoir eu en leur possession des armes blanches dans un dessein dangereux.

La comparution de Guillaume Picotte a eu lieu en milieu d'après-midi devant la juge Dominique Slater. Le jeune homme n'a manifesté aucune émotion particulière lorsque le tribunal lui a fait la lecture des accusations.

Me Louis-Charles Bal, procureur de la Couronne.... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste) - image 2.0

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Me Louis-Charles Bal, procureur de la Couronne.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Me Hippolite Brin, procureur de la Couronne.... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste) - image 2.1

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Me Hippolite Brin, procureur de la Couronne.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Compte tenu de la gravité des crimes qui lui sont reprochés, le procureur de la Couronne, Me Louis-Charles Bal, s'est objecté à sa remise en liberté. Le dossier a été reporté pour la forme au 12 avril à la demande de l'avocat de la défense, Me Jean-François Lauzon. 

S'il veut obtenir la libération de son client pour la durée des procédures judiciaires, il devra éventuellement en faire la demande devant un juge de la Cour supérieure. 

Le jeune suspect devra par ailleurs respecter certaines conditions dont celles de ne pas communiquer avec les victimes, son présumé complice et les parents de celui-ci.

Plus tard, Me Bal a expliqué en entrevue que deux nouveaux chefs avaient en effet été portés contre le suspect à la lumière de la preuve dont il a pris connaissance lundi, soit le complot pour vol qualifié et la possession d'armes dans un dessein dangereux. 

On sait qu'une première comparution avait été faite en fin de semaine par voie téléphonique. Les jeunes avaient alors été accusés des complots pour meurtres, complot pour enlèvement, complot pour introduction par effraction et tentative d'introduction par effraction.

Toutefois, à ce stade des procédures judiciaires, il a refusé d'en dire plus sur les faits et la trame des événements qui ont conduit à l'arrestation des deux suspects, précisant que les échanges visant à commettre les meurtres s'étaient déroulés sur deux jours.

En ce qui concerne le mineur, il a comparu devant le Tribunal de la jeunesse pour y répondre aux mêmes chefs d'accusation. Encore là, le procureur de la Couronne Me Hippolite Brin, s'est objecté à sa remise en liberté. Il a également déposé un avis d'intention pour demander un assujettissement afin de lui imposer une peine pour adulte s'il est déclaré coupable.

Le dossier a été reporté à ce mardi pour peut-être fixer une date d'enquête sur caution. C'est Me Louis R. Lupien qui défend l'adolescent. Comme conditions, il ne peut pas lui non plus communiquer avec les victimes et son présumé complice. 

Notons qu'il lui est également interdit de communiquer avec ses propres parents sauf en présence de son avocat. Ces derniers étaient d'ailleurs dans la salle d'audiences au moment de sa comparution. 

Les 17 et 18 mars, les deux suspects auraient élaboré un scénario visant à tuer l'ancienne amie de coeur de l'un d'eux et des membres de sa famille. Ils auraient même tenté de s'introduire dans leur résidence du secteur Trois-Rivières-Ouest vendredi dernier. 

Ils ont été interceptés par les policiers avant qu'ils ne commettent l'irréparable. Ils circulaient alors en voiture sur le boulevard des Chenaux. C'est la mère d'un des suspects qui aurait alerté les policiers sur le projet en cours.

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