Un complot pour meurtre avorté à Trois-Rivières

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L'arrestation a nécessité la mobilisation de près d'une dizaine de voitures de police. La Sûreté du Québec a demandé l'assistance de la Sécurité publique de Trois-Rivières.

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Laurie Noreau
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est à de lourdes accusations que les deux jeunes hommes de 17 et 18 ans arrêtés vendredi après-midi feront face lorsqu'ils seront amenés lundi au palais de justice de Trois-Rivières. Ils seront tous les deux accusés de complot pour meurtre, complot pour enlèvement, complot pour tentative d'introduction par effraction dans une résidence et tentative d'introduction par effraction.

C'est la vigilance des proches qui a permis aux policiers d'intercepter les individus avant qu'ils ne mettent leur sordide plan à exécution. Ceux-ci auraient planifié de tuer l'ex-copine de l'un d'eux ainsi que les membres de sa famille. C'est donc un quadruple meurtre qui aurait été évité. Les suspects circulaient en voiture vendredi après-midi sur le boulevard des Chenaux dans le secteur Trois-Rivières-Ouest quand les policiers les ont localisés.

C'est tout près du stationnement du centre de divertissement pour enfants Récréofun que leur course s'est terminée. Un important déploiement policier a par la suite encerclé le véhicule des suspects. La Sûreté du Québec a demandé l'assistance de la Sécurité publique de Trois-Rivières pour procéder aux arrestations.

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Jocelyn Vincent, assistant-gérant au Récréofun, a vu toute la scène se dérouler sous ses yeux. Selon lui, les suspects n'ont pas résisté à leur arrestation.

Olivier Croteau

Jocelyn Vincent était aux premières loges pour assister à la scène. Vers 15 h 20 vendredi, celui qui occupe le poste d'assistant-gérant du Récréofun a vu la voiture des suspects arriver, suivie d'une autopatrouille. Il a tout d'abord cru qu'il s'agissait d'une voiture qui venait d'être interceptée pour excès de vitesse comme cela se produit toutes les semaines. Puis, au moins huit autres voitures de police ont suivi. 

Selon lui, les suspects n'auraient pas résisté à leur arrestation. Ils ont rapidement obtempéré aux ordres des policiers avant d'être menottés et conduits au poste. En s'approchant, Jocelyn Vincent a très clairement entendu la conversation des policiers qui fouillaient le véhicule des deux adolescents. «Il y avait beaucoup d'armes, des couteaux entre autres, dans la valise, à l'intérieur de la voiture», raconte-t-il. Le véhicule des suspects a par la suite été remorqué. Personne n'a été blessé lors de cette arrestation.

L'employée qui travaillait à la station-service vendredi après-midi a également été témoin de la scène. «Ça s'est passé très vite. Une minute, il n'y avait pas de voiture et l'autre minute d'après, il y avait une dizaine de voitures de police. On nous a fait signe de rester à l'intérieur et de ne pas bouger. C'est là que j'ai compris que la situation était dangereuse», avoue-t-elle. Elle a par la suite aperçu la voiture des suspects être remorquée.

L'arrestation s'est déroulée dans ce stationnement perpendiculaire au... (Olivier Croteau) - image 3.0

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L'arrestation s'est déroulée dans ce stationnement perpendiculaire au boulevard des Chenaux.

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Selon la gérante du Récréofun, des employés lui ont confié avoir déjà aperçu la voiture suspecte dans le stationnement situé derrière le centre de divertissement. 

Dans ce présumé complot, c'est le jeune de 17 ans qui aurait agi comme complice. Les deux suspects ont subi un long interrogatoire en soirée vendredi. Ils ont comparu par voie téléphonique samedi. Ils sont restés détenus jusqu'à leur comparution.

Cela survient alors que les tristes événements de la rue Sicard sont encore frais à la mémoire des Trifluviens. Cette fois, le drame n'avait pu être évité. Le matin du 11 février 2014, Kaven Sirois et son complice avaient abattu froidement la jeune fille de qui il s'était amouraché, son amoureux ainsi que la soeur de cette dernière.

Les deux accusés étaient âgés de 16 et 17 ans au moment des faits. C'est le plus jeune des deux qui avait convaincu son ami de mettre à exécution son scénario sanglant. Ils comptaient tuer celle que l'un d'eux aimait et l'amoureux de celle-ci, torturer la mère de la jeune fille, incendier leur maison, tuer les policiers qui voudraient les arrêter et, enfin, se suicider.

Même si Kaven Sirois était mineur au moment des faits, il a été assujetti à une peine pour adulte. Il a été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 10 ans. Quant à son complice, il connaîtra sa sentence le 13 mai prochain. C'est le juge Raymond W. Pronovost qui devra décider s'il assujettit le jeune homme à une peine pour adulte, soit une sentence à vie avec possibilité de libération conditionnelle après dix ans, ou encore s'il lui impose une peine spécifique pour adolescent.

Dans cette éventualité, le prévenu sera en garde fermée pendant six ans pour ensuite être soumis à un suivi externe pendant les quatre années suivantes.

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