Agressions sexuelles: trois ans de pénitencier pour Ghislain Grimard

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Ghislain Grimard

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Ghislain Grimard, un homme de 42 ans de Saint-Maurice, a été condamné, vendredi, à purger une peine de trois ans de pénitencier pour avoir agressé sexuellement une fillette pendant trois ans.

Entre 2001 et 2014, il a abusé sexuellement de l'enfant à une vingtaine de reprises, ayant même une dizaine de relations sexuelles complètes non protégées avec elle. La victime était âgée entre 9 et 12 ans.

Dans cette affaire, la Couronne représentée par Me Catherine Roberge réclamait une peine de trois ans de pénitencier. L'avocate de la défense, Me Pénélope Provencher, suggérait pour sa part une peine provinciale de deux ans moins un jour qui pourrait être purgée à l'établissement de Percé qui se spécialise dans le traitement des délinquants sexuels.

Pour rendre sa sentence, le juge Jacques Trudel a certes tenu compte des facteurs atténuants. Grimard n'a aucun antécédent judiciaire, il éprouve des remords et il a plaidé coupable. Selon les spécialistes qui l'ont évalué, il n'aurait pas de déviance sexuelle comme la pédophilie. En fait, on attribue ces délits à une relation de couple insatisfaisante, une immaturité affective et des distorsions cognitives qui l'ont amené à reporter son affection sur cet enfant. Le risque de récidive serait donc faible.

Qui plus est, il a entrepris un cheminement thérapeutique, bien qu'il n'ait pu le compléter par manque de ressources financières.

Or, le juge estime que les facteurs aggravants sont très importants dans cette affaire et pèsent beaucoup plus lourd dans la balance. Les gestes ont été prémédités, ils se sont répétés à plusieurs reprises, la victime était très jeune et la période délictuelle est longue. Il a aussi tenu compte de la nature des actes sexuels, insistant sur le fait que le prévenu avait eu des relations complètes et sans protection. Enfin, l'abus de confiance et d'autorité dont il a fait preuve et les séquelles vécues par la victime et sa mère constituent des éléments majeurs.

La victime souffre en effet de nombreuses problématiques depuis les abus. Outre la méfiance, la perte d'estime de soi, l'isolement, la honte, l'anxiété et les difficultés relationnelles, elle s'est livrée à de l'automutilation et a fait une tentative de suicide. Enfin, sa mère doit elle aussi composer avec les impacts de ces abus puisqu'elle éprouve beaucoup de colère, de tristesse, et de méfiance notamment.

C'est pourquoi le juge a conclu que la peine de trois ans de pénitencier suggérée par la Couronne était non seulement juste et raisonnable mais plus encore, qu'elle s'imposait dans les circonstances. Il pourra par contre purger sa peine à l'établissement La Macaza qui se spécialise également dans le traitement des délinquants sexuels. Grimard sera inscrit au Registre des délinquants sexuels durant toute sa vie. Et pendant cinq ans, il devra se tenir loin des jeunes de moins de 16 ans et des lieux publics comme les écoles et parcs.

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