Agression sexuelle sur une locataire: six mois de prison pour Benoît Ferron

Benoît Ferron, un propriétaire de plusieurs immeubles à logements en Mauricie,... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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François Gervais, Le Nouvelliste

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Nancy Massicotte
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Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Benoît Ferron, un propriétaire de plusieurs immeubles à logements en Mauricie, a été condamné à une peine de six mois de prison pour avoir agressé sexuellement une locataire.

Au terme d'un procès, le juge Jacques Lacoursière l'a en effet déclaré coupable d'avoir abusé d'une femme qui venait tout juste de louer un de ses logements. Cette dernière avait contacté Benoît Ferron via Facebook.

En novembre dernier, il était allé la chercher pour lui faire visiter un logement puisqu'elle n'avait pas de moyen de transport. Un bail avait été signé.

Or, dans la voiture, il en avait ensuite profité pour lui caresser la cuisse à quelques reprises et lui faire des propositions sexuelles très explicites.

Lors d'autres rencontres, il lui avait touché les fesses, avait tenté de l'embrasser et lui avait fait de nouvelles propositions.

Le 19 novembre, il s'était même présenté chez elle. Elle lui avait alors annoncé qu'elle voulait mettre un terme au bail, mais il avait refusé. Elle avait porté une plainte à la police et avait dû porter son dossier devant la Régie du logement.

L'individu, qui est âgé de 31 ans, compte de nombreux antécédents judiciaires et des causes pendantes pour des gestes de violence, des bris de conditions et des infractions reliées aux stupéfiants.

Il souffre aussi d'un traumatisme crânien cérébral à la suite d'un accident de voiture survenu en 2003, ce qui peut provoquer chez lui de la désinhibition, de l'impulsivité et de l'agressivité.

À la suite des représentations des avocates au dossier (Me Marie-Ève Paquet à la Couronne et Me Pénélope Provencher à la défense), le tribunal a conclu que la peine appropriée dans son cas serait de six mois de prison.

Compte tenu de sa détention provisoire, il lui reste donc deux mois à purger.

Notons que le chef d'agression sexuelle a été porté par voie de procédure sommaire, de sorte que la peine est moins sévère qu'une accusation par acte criminel.

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