Opitciwan veut plus d'argent pour son service de police

Le chef du conseil des Atikamekws d'Opitciwan veut... (Audrey Tremblay, Le Nouvelliste)

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Le chef du conseil des Atikamekws d'Opitciwan veut plus d'argent pour le service de police.

Audrey Tremblay, Le Nouvelliste

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(La Tuque) L'intervention du Service de sécurité publique d'Opitciwan dans un accident, qui a coûté la vie à un enseignant de la communauté, a ravivé la colère du chef Christian Awashish qui, depuis des dizaines de mois, réclame plus de financement pour les services policiers dans cette communauté autochtone.

«Des interventions pour des événements comme ceux-là, qui surviennent en dehors de la communauté à des endroits sous la responsabilité de la Sûreté du Québec, confirment nos demandes. Ça justifie le besoin de ressources supplémentaires pour desservir un grand territoire», lance d'entrée de jeu le chef Awashish.

Ce dernier implore le gouvernement de donner davantage de ressources monétaires à sa communauté. Les demandes sont les mêmes que dans les dernières années, le conseil des Atikamekws d'Opitciwan demande 3,2 millions de dollars pour son service de police pour une trentaine de policiers.

«Ce n'est pas un luxe ce que l'on demande, c'est d'avoir un service de police pleinement opérationnel. [...] En ce moment, l'entente tripartite est de 2,2 millions de dollars, et au moment où l'on se parle, le gouvernement du Québec n'a toujours pas payé sa part. Il y a aussi une entente bilatérale avec Québec pour 600 000 $ supplémentaires», a expliqué le chef.

Ce dernier est d'ailleurs en attente d'une évaluation du service policier de la communauté. «On va prochainement et rapidement rencontrer le gouvernement. L'évaluateur de la Sûreté du Québec doit soumettre un rapport, une évaluation du poste de police.»

Cette évaluation devrait faire le point à savoir si le budget et les hausses demandées par le Conseil des Atikamekws d'Opitciwan sont justifiés. «On attend ce rapport-là! S'il est positif, on espère avoir un budget de 3,2 millions», ajoute le chef Awashish.

Ce dernier espère avoir les résultats du rapport le plus tôt possible. Si le financement n'est pas au rendez-vous, la solution est simple, ce sera la fermeture du Service de sécurité publique.

«Si on doit décider de fermer le poste de police le 31 mars, on veut le savoir le plus tôt possible pour en aviser les policiers et les travailleurs. On ne souhaite pas ça, et je ne crois pas que le gouvernement du Québec souhaite ça non plus. On veut que le gouvernement agisse de bonne foi pour réussir à avoir une organisation policière adéquate», a conclu Christian Awashish.

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