Nouveau cas d'appartement saccagé

Le ménage n'a visiblement pas été fait lorsque... (Archives Le Nouvelliste)

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Le ménage n'a visiblement pas été fait lorsque la locataire a abandonné son appartement.

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(Trois-Rivières) Le propriétaire d'un immeuble à appartements de Trois-Rivières est en colère après qu'une de ses locataires eut quitté son logement de la rue Saint-François-Xavier en le laissant dans un piteux état. Les pertes financières sont estimées par le propriétaire à plus de 7000 $.

Le lavabo de la salle de bain était... (François Gervais, Le Nouvelliste) - image 3.0

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Le lavabo de la salle de bain était utilisé comme cendrier. Plusieurs déchets ont été laissés un peu partout dans les pièces de l'appartement.

François Gervais, Le Nouvelliste

La locataire, qui vivait dans cet appartement avec ses trois enfants et qui en attendait un quatrième, n'avait pas payé son loyer depuis plusieurs mois. Elle devait, selon le propriétaire des lieux, pas moins de 2100 $. 

Avec un jugement d'expulsion immédiate en main de la Régie du logement, ce propriétaire, qui désire conserver l'anonymat, s'est présenté sur place mercredi. C'est alors qu'il a découvert que l'appartement était vide, que des déchets se retrouvaient un peu partout et que plusieurs éléments de l'appartement avaient été brisés. Le propriétaire de l'appartement avait toutefois noté depuis un certain temps que des déchets s'accumulaient à l'extérieur, mais ce n'était que la pointe de l'iceberg. 

«Entre le premier juillet dernier et maintenant, l'appartement s'est vraiment détérioré», explique-t-il. «Il y a des murs et des portes défoncés ainsi que des poignées brisées. Le linoléum (prélart) est à changer complètement. Il n'est pas récupérable. Il y a aussi beaucoup de céramique de cassée. Nous allons devoir démolir et reconstruire.»

Des déchets sont disposés un peu partout dans l'appartement et le lavabo de la salle de bain, qui devra être changé, était utilisé comme cendrier visiblement depuis un bon moment.

Avec les 2100 $ en frais de loyer impayés, les frais juridiques, la main-d'oeuvre et les mois où l'appartement ne sera pas loué, les dommages s'élèvent donc, selon le propriétaire, à plus de 7000 $.

«Il faut faire du ménage, plâtrer et peinturer. Il n'y a pas de planchers récupérables. La salle de bain est à refaire au complet. Ça va vite. Une salle de bain on ne s'en sort pas en bas de 3000 ou 4000 $», se désole le propriétaire. 

«On va investir un temps fou à nettoyer tellement c'est sale. Et ce qui est cassé est cassé, on ne peut pas le réparer.» 

Selon ce propriétaire, la locataire se plaignait que ses enfants étaient souvent malades. Ce dernier comprend maintenant mieux la situation. «Des enfants ne peuvent pas être en santé dans un appartement comme ça.»

Cette mésaventure avec une locataire décourage le propriétaire qui a communiqué avec Le Nouvelliste pour dénoncer cette situation. «C'est des gens pour qui il n'y a plus de loi», estime-t-il en ajoutant «que la loi n'a pas beaucoup de mordant». 

«Elle a une dette de 2100 $ sur le logement plus les dommages, mais je n'ai pas beaucoup de recours contre elle. Elle est sur l'aide sociale...» 

La loi réglementant la Régie du logement serait donc inadaptée, croit ce propriétaire. «Il y a des failles dans le système. On enferme quelqu'un qui fait un vol de 10 $, mais les gens qui font des dommages [dans des appartements] pour beaucoup d'argent, il ne se passe rien. Je trouve qu'il y a deux réalités.»

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