Six mois de prison pour Mario Charland

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Mario Charland est cet homme qui a été condamné pour des gestes de grossière indécence commis à trois reprises dans le passé, soit deux fois dans des parcs de Trois-Rivières à l'été 2014 et une fois dans un Café Morgane en août 2015.

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Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Mario Charland, cet homme reconnu coupable d'actions indécentes commises en 2014 et 2015, a été condamné, mercredi, à une peine de six mois de prison pour avoir enfreint une condition de sa probation en se rendant dans un Café Morgane.

On se rappellera que le 29 janvier dernier, Charland avait plaidé coupable à des gestes de grossière indécence commis dans ce commerce en août dernier et à plusieurs bris d'engagements et de probation. Or, en tenant compte de sa détention préventive de huit mois, il avait été automatiquement libéré puisque la peine maximale pour ce crime est de six mois. Il devait toutefois respecter une probation qui lui interdisait de retourner dans un Café Morgane et il devait respecter un couvre-feu.

Le surlendemain, soit le 31 janvier, il y était malgré tout retourné pour prendre un café dans l'après-midi. C'est un citoyen qui avait contacté les policiers. Une accusation avait donc été portée contre lui pour bris de probation. Depuis son arrestation, il était détenu.

Mercredi, la procureure de la Couronne, Me Pascale Tremblay, n'a pas caché que le comportement de Charland soulevait de sérieuses questions à savoir s'il ne faisait pas exprès pour enfreindre ses conditions. Elle a rappelé que depuis ses premiers passages devant les tribunaux en 2014 pour des gestes de grossière indécence dans des parcs de Trois-Rivières, il avait brisé à plusieurs reprises les conditions imposées par le tribunal. Elle a aussi précisé que plusieurs démarches avaient été faites par le service de probation dans cette affaire pour lui prodiguer des services et lui trouver des ressources adaptées à sa situation. Quant à ses conditions, elle a insisté sur le fait qu'elles n'étaient pas nombreuses et très contraignantes. Il pouvait aller prendre un café ailleurs puisque seuls les Café Morgane lui étaient interdits. Elle a laissé à la juge le soin d'imposer la sentence.

L'avocat de la défense, Me Jean-Sébastien Gladu a pour sa part insisté sur le fait que son client souffrait d'une problématique de santé mentale et d'un trouble obsessif compulsif qui l'amenait à se toucher les parties génitales sans arrêt lorsqu'il souffrait d'anxiété.

Certes, il n'a pas respecté sa probation en retournant au Café Morgane mais il n'y a commis aucun geste déplacé. Il a donc suggéré une peine de 15 jours à partir de maintenant, qui tenait compte de sa détention préventive de 27 jours (18 jours à temps et demi).

Visiblement, la juge était d'un autre avis. Elle a dit comprendre qu'il pouvait souffrir d'un toc mais il est clair selon elle que le fait de retourner au Café Morgane ne fait pas partie de sa maladie, d'autant plus que ce n'est pas la première fois qu'il brise ses conditions. Elle l'a donc condamné à une peine de six mois de prison. En tenant compte de sa détention préventive, il devra donc purger un total de 153 jours. Du même coup, elle a prévenu Charland qu'à chaque fois qu'il manquerait à ses conditions, les peines allaient augmenter.

Dans le box des accusés, celui-ci n'a pu s'empêcher de lui dire qu'il la trouvait sévère ce à quoi elle a rétorqué: «Vous êtes responsable de vos actes. Vous allez devoir vous aider.»

À sa sortie de prison, la probation de Charland qui avait émise le 29 janvier sera toujours effective et avec les mêmes conditions.

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